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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Triptyque
La jeune leucémique au réveil
coupure
à la lame du premier rayon
que frappe le voleteffusion
affirmantes voix
monomanies qui hèlent
à même la tendreur inchoative
rôderies du café
par les balafres de l’huis
grésillements et tempos
de la musique en filigranetous ceux-là
qui pulsent un lever encorela fenêtre sabre sans nombre
chimère assène un soleilavec les poussières
où s’exaspèrent des galaxies
la diluvienne éphéméride
roule les sens par-delà les organesLa jeune leucémique à la fenêtre
un grand arbre séjourne dans le transparent
pantomime des ramures
sans autre scénario
que le vent par intervalleenvols soudains de vivants noirs
météores de cette encre
qui vaticine tous les poèmesau profond d’un doute ardoise
s’est recroquevillée l’étoile
une nostalgie musiquée
s’opiniâtreson filigrane d’orient
parce qu’à la lueur hématique
on répute le regard magicien
les carreaux partagent
s’intervertissent
recomposentet parmi les croix qu’ils continuent à dresser
arlequin bouffonnant leurs angles droits
un instant de ballons de couleurs
diverge de la radiale leucémiqueLa jeune leucémique au bain
à ce point dénudant
que saille l’aveu
son peignoir et sa peau ont neigé
sur le bleu fécond du carrellementserpentueuse sa ceinture
fleurdelise l’angle enfuihôtesse du corps transparaissant
la si claire olivine
d’une eau de paisibilitéparmi l’évanescence du myocarde
les cristaux qui fleurissaient le vermillon
contrepointent la marcescenceen la gaze incantée par les os
s’obsèquent
les énergies itérativesun infini de vapeur
va brouillant
le long lingot du luminaireet chaque veine
se sera ennuagée
des évanouissantes foisons du savonExtrait du Journal poétique de la Jeune leucémique des lisières
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