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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
dédaléennes
les ruelles
m’auraient vaguée à l’égard d’un bateauson aussière
si pesamment nattée des absences du largeles échos d’or et de cochenille
dans le désormais de son inaudible nomle viride de sa coque tailladée
saigne un gravier fauve
dont seul un vrombissant horizon de mégalopole
sait exténuer la ligne flexueusede sa grand-voile
une part pétrée fossilise le vent
tandis que le demeurant de toile
drape le bouffon du tempsobliquant
son beaupré va rayant
les barreaux noirs de la grille en chantieraux mains boucanées des hommes bleus
écoulements
ruissellements d’étincelles
et de navrementssur le trottoir du passant myriadaire
tombe et s’éteint et se renouvelle
et tombe jusqu’à la moindre étoile
cosmopolite consoeur des nuits traversantesTradescantia
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