-
Sujet
-
Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
_Triptyque _
L’apocalypse de nos lectures
le vivier des verts a mué le mur
en feuilles
en pétales
en tiges crucifiantes
en embonpoints d’étoiles
en piques d’obnubilationspour exiler la cueillaison
des corolles ont hissé des corollesl’incandescent miel de la serrure
famine la marcescencele vêtement qui fleure son clair de neige
abolit dans sa courbure nette
les mains vassales du vasepuis sur le chevet l’anthologie houée
par un angle de marbre
se dédore à la coulure de la lucarneL’échappée
Polychrome et protéiforme
un instant de fantôme
parmi les voix qui débattent
sans les préfixes de l’Hommepleurante ramée du saule imagier des vents médians
algues alenties au baiser des épaves
longue chevelure de la noyée des eaux sereinesCette outre-lassitude
qui suppléa mur et horloge
je l’éprouve partage d’arc-en-ciel
dans les tentacules suffisants de la veilleDivertisse
plis et subtiles négligences des rideaux
disposent des éteules de la nuit
pour la croisée des ombres
parmi le jaune paille et le rouge-brun
qui répartissent des tracements en fuseau
rêvant qu’ils sont des quadranglestransparaissent
quelles limbes nitescentes
pour la princesse étymologique des parallèlesson horizontale entraîne lente
l’aire diffuse de ses antécendresles encadrures auxquelles se sont consacrés les murs
vont irradiantet s’orientent vers leurs laviques vermeils
les agapes ardoise et l’incarnadine chorégraphie
des gouaches qu’elles exaucentTradescantia
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


