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Phanies _ précédé de Plaies d’abondance, et suivi de Deux coussins

  • Ce sujet contient 4 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoTradescantia, le 02-10-2022 03:59.
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    Sujet
  • #2696340
    Plume d'or
    ★★★★☆☆
    Avatar photoTradescantia
    Membre Oasis
      • Sujet: 480
      • Réponses: 1116

      Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne

      Plaies d’abondance

      _Diptyque_

      1

      Avec l’abuseur des mélancoliques
      brisé le verre au long de la voie

      la tendreur des phlébophanies ravive
      la complicité de l’entaille dans la taille d’un astérisme

      le songeur l’empaume

      son départ impeccable
      par l’ajour qui arque les congés

      son allure concourt à l’errance
      aliénée de toute goniomnésie

      les formes ont rebroussé la pupille pauvre
      pour qu’un cinéaste d’air hommage leurs transitions

      La glisse de l’ombre écorche les ombres

      parmi l’épanchement aller

      noirs ces oiseaux s’essorent
      ruinistes d’un fuseau

      une métaphore argentée se love de fût en fût autour d’un secret

      acéré ou turgide
      le vraquier des azulejos lancine les faîtes

      2

      Tellement la lisière imagera
      l’énigme du musard

      Or à l’instant même de l’immobile
      s’avoue focal ce rehaut de kaki

      à la faveur de la coalescence
      d’une inachevable chute avec une ramille qui transperce
      décembre est possédé par la phantasmagorie d’une feuillaison

      Puisque l’albédo de la futaie

      le noir d’ailes
      que file l’affabulée fagotière

      et en suspens dans maint azulejo
      un jardin dendritique

      transcolorent le rouge

      le sang ira en idéant leur effusion

      Phanies

      _Quadriptyque_

      dans la fixe houle des voilages lactés

      un coquillage pulvérise l’éclat

      et le liseré d’un pas égal

      y fait inextinguiblement balancer son sabot

      entre le principe et l’intervalle

      entre le clair et la coda

      des cercles trissaient les mesures sur la cloison

      jusqu’à ce que se lègue en arcelles en grenailles la minime lampe

      mordoré ruiniste du cadran constrictif

      y fuguent températures et barographies

      agendas et calendes suintent

      parmi l’imminence des néométéores

      oubliance glacée sous le nocturne de la pluie

      une vanille de noyée désaccoutume la bougie

      et parmi les bourrasques qui déconstellent

      une trajectoire a réuni toutes les danses de la flamme

      en cette alcôve outre-stagnance

      où s’est osé nénuphar un ferment d’empyrée

      d’obit en obit l’angle s’est affûté à la sombreur

      et va taillant la trouvaille de l’entrebâillure

      mais à conquérir ainsi le primicier des couleurs

      il ne peut se départir d’une extase de clown

      ce regard en quintessence du témoignage

      pérenne proie d’une arantèle qui densément pétille

      Deux coussins

      _Diptyque_

      I

      qui a su broder
      cette seconde rectangle de rafale éparpilleuse ?

      argentures et verdissages
      ont entre eux loti feuilloler

      le cercle
      mieux qu’épanouir
      attendait les corolles

      roses
      ou rouge sombreur
      les pétales ont engagé l’éclaboussure
      ou le pluriel radié

      matérialiser la coupure
      pour que de cette fraction de dérèglement fixe
      participe la nuance qui écoeure en rond ce dont je suis tissu

      II

      une chute profusément imagière

      boussolent des oiseaux
      parmi la feuillaison d’ailes
      blond pastel
      ou contentées par les infimités de leurs délinéaments
      un capharnaüm de vernal augure
      assure le bouquet insu
      farfadets-fleurs fleurs diadémées de permanent
      baroque épuiseur de fleurs-jarres

      une caducité qui atermoie
      innerve de son limbe le rouge andrinople

      sur les exultantes corolles d’un tisseur fauve
      en stries le vermillon meurt à soi-même

      et cette myriade mime un mouvoir
      tout autour du bleu blandice
      provision complice du satin
      qui organise une bête
      aux prémices de l’élan

      pour les traits si brefs de ses yeux verts
      vague une distance
      arquer s’offre une enfance
      les sucrantes cornes d’un élongement

      brillées d’or quatre touches de sabots
      dissocient le poids thanatique

      esquissent la non-présence du fond

      Tradescantia

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    • Auteur
      Réponses
      • #3403553
        Mascotte d'Oasis
        Avatar photoislander
        Membre Oasis
          • Sujet: 8962
          • Réponses: 96827

          toujours étonnant, cette passion ex mots, fulgurance du dernier vers, mystère cotoyé, bravo

          yann

        • #3403558
          Mascotte d'Oasis
          Avatar photodolores
          Membre Oasis
            • Sujet: 5311
            • Réponses: 62924

            Bonjour Tradescantia

            Merci du partage bonne journée amitiés

          • #3403638
            Administratrice
            Avatar photoSybilla
            Maître des clés
              • Sujet: 17861
              • Réponses: 198278

              Bonjour Tradescantia,

              Des profusions d’images surréalistes très puissantes et émouvantes en tes très belles poésies originales !

              Belle journée cher ami poète!
              Toutes mes amitiés
              Sybilla

              Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
            • #3403755
              Plume d'or
              ★★★★☆☆
              Avatar photoTradescantia
              Membre Oasis
                • Sujet: 480
                • Réponses: 1116

                Bonjour,

                Phanie… mot précieux qu’a légué la langue grecque, et qui désigne l’intensité lumineuse perçue, mais étudiée par rapport à la perception subjective de l’intensité… Quoi qu’il en soit, bien assez de lumière pour éclairer la Gratitude à l’égard de vos vaillantes visites et lectures, à l’égard des mots reflétant vos sensations…

                La journée vous soit, raisonnablement, éblouissante ! …

                Tradescantia

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