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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Plaies d’abondance
_Diptyque_
1
Avec l’abuseur des mélancoliques
brisé le verre au long de la voiela tendreur des phlébophanies ravive
la complicité de l’entaille dans la taille d’un astérismele songeur l’empaume
son départ impeccable
par l’ajour qui arque les congésson allure concourt à l’errance
aliénée de toute goniomnésieles formes ont rebroussé la pupille pauvre
pour qu’un cinéaste d’air hommage leurs transitionsLa glisse de l’ombre écorche les ombres
parmi l’épanchement aller
noirs ces oiseaux s’essorent
ruinistes d’un fuseauune métaphore argentée se love de fût en fût autour d’un secret
acéré ou turgide
le vraquier des azulejos lancine les faîtes2
Tellement la lisière imagera
l’énigme du musardOr à l’instant même de l’immobile
s’avoue focal ce rehaut de kakià la faveur de la coalescence
d’une inachevable chute avec une ramille qui transperce
décembre est possédé par la phantasmagorie d’une feuillaisonPuisque l’albédo de la futaie
le noir d’ailes
que file l’affabulée fagotièreet en suspens dans maint azulejo
un jardin dendritiquetranscolorent le rouge
le sang ira en idéant leur effusion
Phanies
_Quadriptyque_
dans la fixe houle des voilages lactés
un coquillage pulvérise l’éclat
et le liseré d’un pas égal
y fait inextinguiblement balancer son sabot
entre le principe et l’intervalle
entre le clair et la coda
des cercles trissaient les mesures sur la cloison
jusqu’à ce que se lègue en arcelles en grenailles la minime lampe
mordoré ruiniste du cadran constrictif
y fuguent températures et barographies
agendas et calendes suintent
parmi l’imminence des néométéores
oubliance glacée sous le nocturne de la pluie
une vanille de noyée désaccoutume la bougie
et parmi les bourrasques qui déconstellent
une trajectoire a réuni toutes les danses de la flamme
en cette alcôve outre-stagnance
où s’est osé nénuphar un ferment d’empyrée
d’obit en obit l’angle s’est affûté à la sombreur
et va taillant la trouvaille de l’entrebâillure
mais à conquérir ainsi le primicier des couleurs
il ne peut se départir d’une extase de clown
ce regard en quintessence du témoignage
pérenne proie d’une arantèle qui densément pétille
Deux coussins
_Diptyque_
I
qui a su broder
cette seconde rectangle de rafale éparpilleuse ?argentures et verdissages
ont entre eux loti feuillolerle cercle
mieux qu’épanouir
attendait les corollesroses
ou rouge sombreur
les pétales ont engagé l’éclaboussure
ou le pluriel radiématérialiser la coupure
pour que de cette fraction de dérèglement fixe
participe la nuance qui écoeure en rond ce dont je suis tissuII
une chute profusément imagière
boussolent des oiseaux
parmi la feuillaison d’ailes
blond pastel
ou contentées par les infimités de leurs délinéaments
un capharnaüm de vernal augure
assure le bouquet insu
farfadets-fleurs fleurs diadémées de permanent
baroque épuiseur de fleurs-jarresune caducité qui atermoie
innerve de son limbe le rouge andrinoplesur les exultantes corolles d’un tisseur fauve
en stries le vermillon meurt à soi-mêmeet cette myriade mime un mouvoir
tout autour du bleu blandice
provision complice du satin
qui organise une bête
aux prémices de l’élanpour les traits si brefs de ses yeux verts
vague une distance
arquer s’offre une enfance
les sucrantes cornes d’un élongementbrillées d’or quatre touches de sabots
dissocient le poids thanatiqueesquissent la non-présence du fond
Tradescantia
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