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Poème partagé par Tradescantia – création poétique en ligne
Ces deux minimes disques
que sur la chaise
un peu d’or à l’étourdie revêtj’attends que les reflets d’arc-en-ciel
qui s’originent dans la fenêtre coupée
et dans l’obliquité du verrequi voyagent la chambre
par les draps liliaux
par les linges immaculés
par les armoires flammées
par le sol cendreuxles atteignent
Mais le pas lent, le pas récurrent, le pas égal, le pas d’attrition sur le sol pétré, le pas qui tourne et tourne derrière la porte, dans le couloir autour des bureaux à demi vides, le pas qui libère les phonèmes épars et pesés des offices.
ce pas de femme aux yeux fixes
et ce pas d’absence de femme
aux longs cheveux de jais dénoués
les a effarouchésdes ombres aiguës les hantent
de leurs trémulationset les pièces de tristesse
ne rendent que quelques chiffres
se hasardant aux années mélancolieuses
et à des valeurs dérisoiresExtrait du Journal poétique de la Jeune leucémique des lisières
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