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  • Ce sujet contient 3 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoMerdesiles, le 08-11-2022 16:52.
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  • #2697218
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar photoELTEOR
    Membre Oasis
      • Sujet: 5992
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      Poème partagé par ELTEOR – création poétique en ligne

      Le peintre,

      Le coucher de soleil se meurt à l’horizon
      Ses rayons d’or dans le crépuscule marin
      Se noient dans les eaux, le ciel d’un bleu profond
      Prend les couleurs du soir pour renaître au matin.
      L’astre de nuit a déposé son délicat
      Voile d’argent sur les bateaux voguant en mer
      Et admire ses reflets, on entend là-bas
      Sur terre, l’écho d’un chant au son doux-amer.
      Au loin, sur l’océan, se mire un champ d’étoiles
      La nature est belle, ce fabuleux décor
      A permis au peintre de terminer sa toile
      Et au petit jour, sans aucun bruit, il s’endort.

      L’art,

      Qu’il m’est doux, de vous aimer, vous amis artistes
      Ecrivains, peintres et sculpteurs, idéalistes
      De tout bord, de tout genre, académistes
      Dans les thèmes ou esprits rebelles, belle est ma liste !

      Par vos mots, j’ai découvert, de beaux univers
      A travers vos récits, fiction, aventure
      Vos textes ont enflammé les enfants de la terre
      Tous, aficionados de littérature !

      Et vous tailleurs de pierre, vous donnez vie
      Aux plus beaux marbres, vous savez magnifier
      Par vos statues, le corps des femmes, j’ai envie
      De vous dire bravo, j’en suis stupéfié !

      Il vous suffit de toiles et pinceaux, chevalets
      Pour sublimer un regard, louer la nature
      Vos tableaux sont les portraits de l’âme, un ballet
      De couleurs, des œuvres, au cœur de la culture !

      Impressions Provençales,

      Clarté du port d’Antibes d’Eugène Boudin
      Un ciel franc, le blanc pur des vieux remparts
      Qui se reflète dans les eaux et puis soudain
      Au fond les montagnes qui attirent le regard.

      Sombre massif des Maures d’Henri-Edmond Cross
      De ces éclats de couleur de nature sauvage
      On ressent la douceur du décor non féroce
      Des pointillés subtils, pour un beau paysage.

      Montagne Sainte Victoire de Paul Cézanne
      Les ombres jetées du monument minéral
      Ont la beauté bleutée des senteurs paysanne
      Et sur les pentes, on entend le chant du Mistral.

      Les belles lavandières de Paul Gauguin
      Celles qui portent le costume provençal
      Un dur labeur, au fil de l’eau, pour seul gain
      Le plaisir entre elles de battre le linge sale.

      La corniche azur de Claude Monet
      Du chemin rocailleux, aux teintes de la mer
      On perçoit l’âme du peintre passionné
      C’est un bonheur pour le promeneur solitaire.

      Les rochers de l’Estaque d’Auguste Renoir
      De la vue chaotique et au choc de calcaire
      S’entremêle à cela, le vert du promontoire
      Qui va embrasser le soleil dans les eaux claires.

      Avignon, palais des Papes de Paul Signac
      Par la lueur du couchant, aux touches primaires
      Le pont se noie dans les vapeurs d’un armagnac
      Et le fleuve oisif prend des tons outre-mer.

      Tortueux oliviers de Vincent Van Gogh
      Leurs branches millénaires se plient sous le vent
      L’homme à l’oreille coupée, dans son catalogue
      De tableaux, a fait preuve d’un art innovant.

      Impressions marines,

      Impression soleil levant, Claude Monet
      Ce tableau me trouble, je suis passionné
      Le rouge est un phare qui éclaire l’océan
      Des ombres noires, navales sortent du néant.

      Le radeau de la méduse de Géricault
      Le décor est là planté ! Pas de quiproquos
      La mort fait son œuvre parmi les passagers
      On ressent l’abandon, l’espoir des naufragés.

      Plage, Boulogne-sur-mer, Edouard Manet
      Je vois un vieux pastel, un peu suranné
      Des enfants sages accompagnés de leurs parents
      Du sable, la mer, au loin des bateaux marchands.

      Falaise d’Etretat, de Gustave Courbet
      Le ciel est floconneux, prêt à se courber
      Devant la beauté calcaire du géant blanc
      Qui se dresse tel un vaisseau montrant ses flancs.

      Bataille de Trafalgar, William Turner
      Je sens le choc des bateaux, des duels d’honneur
      J’entends le bruit des corps à corps et des canons
      L’âpreté des combats, sur les mâts d’artimon.

      Paul Gauguin,

      Heureux qui comme Gauguin, fit de beaux tableaux
      En marginal, tu as fui vers la Polynésie
      Vécu parmi les habitants de Tahiti
      Et peint le charme des nymphes, aux corps si beaux.
      Tu voulais vivre, d’extase, de calme et d’art
      T’échapper de la folie, d’être libre enfin
      Voir les îles Marquises et sentir leurs parfums
      Tu as fait des toiles à la gloire des beaux-arts.
      Portraits de couples de femmes, quelquefois nues
      Sur leurs visages, on ressent la mélancolie
      La douceur du temps qui passe, ce paradis
      Perdu, belles Tahitiennes, aux seins charnus.

      Saturne de Goya,

      J’ai un tel sentiment d’effroi à regarder
      Ce tableau de Goya et de voir Saturne
      Dévorer son enfant, je me sens poignarder
      Par l’horreur absolue, de ce décor nocturne.
      Ce géant nu, maigre, replié sur lui-même
      Il a l’air de souffrir, visage déformé
      Sa bouche béante, la pâleur, la peur blême
      De son geste, Pourquoi Cronos, es-tu affamé ?
      Sa propre terreur le rend fou, malheur total
      Il mange la chair de sa chair, perd la raison
      A tenir le corps de son fils, crime fatal
      Il ne peut s’affranchir de ce mortel poison !
      Profonde désespérance de l’être humain
      Le miroir de leurs pulsions dévastatrices
      Actes sanguinaires, de sombres lendemains
      Pour l’humanité, en proie d’ardeurs prédatrices !

      Courbet, le Désespéré !

      Je suis pris de vertige, subjugué, troublé
      Par la forte intensité de cet autoportrait
      De cette œuvre de jeunesse, du peintre Courbet
      Fasciné par l’éclat, la beauté de ses traits.
      Visage angoissé, de grands yeux au regard noir
      Cet effet de clair-obscur accentue l’aspect
      Ce sentiment, profond gouffre de désespoir
      Comment l’interpréter, je reste circonspect !
      M’interroge sur ma propre vie, mon destin
      Je sens sur moi, ces bras repliés et ces mains
      Qui m’enserrent, j’ai envie de fuir, par instinct
      Je reste là, ému, par son côté humain !

      Le Caravage,

      Un clair-obscur, un jeu d’ombre et de lumière
      Envahit les œuvres de ce peintre maudit
      Prompt à la bagarre et aux coups de rapière
      En vrai génie, sa vie fut une tragédie !
      Peignant, il juxtapose les couleurs saturées
      Evitant les tons purs, brillants, trop lumineux
      Alliant teintes claires et d’autres plus foncées
      Un tableau, Méduse ! Un sujet audacieux !
      Ne regardez pas cette toile, pétrifié
      Vous en serez ! Transformé en tas de pierre
      Pour cheveux, des serpents, tête décapitée
      Un saisissant ouvrage entre ombre et lumière !

      Monet, Nymphéas,

      Un jardin de fleurs, un bassin de nénuphars
      Attirent mon regard, au centre de l’étang
      Je sens Monet ! Tes touches de couleur, ce fard
      Bleuté, qui emplit mon cœur, d’un charme d’antan !
      Contemplant les reflets à la surface de l’eau
      Prêt à m’égarer par la beauté des nymphéas
      Je plonge dans ces tableaux, comme dans les flots
      D’un paysage lumineux, aux doux éclats.
      Tout me pousse à la songerie, la rêverie
      J’entends le calme et le silence estival
      Le temps s’écoule, serein je suis, galerie
      De sensations, pour ce spectacle floral !

      Moi, Vincent !

      Je suis né aux Pays-Bas, d’un père pasteur
      Aîné de six enfants et élève quelconque
      Apprenti chez Goupil, en art, un précurseur
      Je fus un employé modèle chez mon Oncle.

      Ursula ! Pourquoi m’as-tu trahi ? Je t’aimais !
      Je croyais en l’amour absolu, éternel
      Dans mon être profond, je fus tout ébranlé
      Mais grâce à toi, j’ai trouvé enfin l’étincelle !

      Je voulais consoler les humbles, car Dieu
      Etait avec moi ! La lecture fut l’éclair
      Dans les livres, mes bouquins, j’étais aux cieux
      J’ai tout quitté pour devenir missionnaire !

      Car Je fus un évangéliste chevronné
      Parmi les ouvriers, j’ai sauvé un mineur
      Mais on a dit que j’étais un peu perturbé
      Nouvel échec ! Ma vie ne serait que malheur ?

      J’ai décidé un jour que je serais Artiste !
      Appris avec ferveur, les techniques picturales
      Les Mangeurs de pommes de terre, oui ! C’est triste
      Que voulez-vous faire, quand on a la fringale !

      Je suis parti au sud, vers le Dieu-Soleil
      J’ai peint impressions et jeux de lumière
      Je me disais, que la nature m’émerveille
      Elle a même changé mon sombre caractère !

      Un jour, j’ai demandé à mon ami Gauguin
      De venir me voir, le travail en solitaire
      Pesait sur mon moral, mais hélas, un matin
      Un coup de folie, j’ai eu l’acte sanguinaire !

      J’ai menacé Paul, en m’emparant d’un rasoir
      Il s’est enfui, lobe gauche sectionné
      Je fus pris de démence, car tout était noir
      J’ai mis fin à ma vie, Moi le passionné !

      J’ai un regret, c’est de ne pas avoir fini
      La lettre destinée à mon frère Théo
      Je disais, celui que j’aimais à l’infini
      Qu’il n’était pas, point, qu’un marchand de Corot !

      Impressions d’arts,

      Bâtisseurs ! Je loue vos superbes bâtiments
      Châteaux et cathédrales, aqueducs et ponts
      Toujours plus beau et plus haut, vers le firmament
      Vous maçons ! Vous méritez votre Panthéon !

      Sculpteurs ! Vous donnez enfin vie au minéral
      Tailler dans le marbre, le corps nu de la femme
      Je peux sentir au toucher, les courbes idéales
      Vous offrez aux statues, la beauté et une âme !

      Peintres ! Vous sublimez par vos pinceaux, la vie
      Un arc-en-ciel de couleurs et de tons purs
      J’admire les pigments de vos tableaux, lavis
      Et aquarelles, j’aime regarder vos épures.

      Musiciens ! Entendre de vos instruments
      Qui me transportent au paradis de doux sons
      Accompagnés par les voix et de chants charmants
      J’ai plaisir à écouter de douces chansons.

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    • Auteur
      Réponses
      • #3410637
        Administratrice
        Avatar photoSybilla
        Maître des clés
          • Sujet: 17861
          • Réponses: 198278

          Bonjour Olivier,

          De superbes hommages à l’art en tes très belles poésies !

          Belle journée cher ami poète!
          Toutes mes amitiés
          Sybilla

          Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
        • #3410673
          Mascotte d'Oasis
          Avatar photoAncielo
          Membre Oasis
            • Sujet: 2541
            • Réponses: 20308

            Bonjour Elteor

            Un poème un superbe hommage à l’art en général.
            Une exaltation c’est de te lire. Tous ces ressentis livrés avec chaleur amour émerveillement et respect en petits condensés magnifiés. Je suis de cet envie pour sa préciosité.

          • #3410698
            Plume de diamant
            ★★★★★★
            Avatar photoMerdesiles
            Membre Oasis
              • Sujet: 7659
              • Réponses: 17862

              Ils sont tous dans votre écrit ceux que j’aime lire , voir et écouter merci pour la belle lecture

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