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Poème partagé par JRARTISTE – création poétique en ligne
Quelques mots.
J’eus quelques mots avec moi-même. Sous la grande pluie des maux où je ne pus que choir
à la table qu’il fallut.J’eus quelque larme aussi. Aux portails déneigés, départs en amont, retour sur sa vie, mensonges acquiescés.
Sous réserve de consentir, arrimer des soleils. Interpellé par le sommeil de la haine qui n’en finit plus de cueillir ses morts dans le jardin où vous veniez jadis, vous empresser, de la clarté des fleurs pourvues de toutes les grâces que le ciel eût accordées.
Au saillant paradis vers l’été endormi, assoupi dès l’automne.
Et ce vent oh ! Qui dément d’être chaîne de tous les temps.Que ces couleurs font mal aux yeux. J’eus quelques mots du fond d’un bleu de tes… Puis rien ne parlons plus de peur de peindre sans résoudre.
Vendre mèche pour la poudre.
Battre sans comprendre son mal.
Se surprendre, craintes, l’attente.J’eus quelques mots à s’y méprendre avec vos d’ores et déjà dits mais nulle colline aucun écrit moindre reflet de tous ces cris de silence cru de villes détruites.
J’eus quelque lot parmi vos dires.
Où quelques mots partis vomir.À s’y morfondre par le pire avec
La nuit sans conclusion.
Refoulé aux confins du paraître.
Le désir toujours finit par mourir.Je dus sans leurre dupe croire entendre voir à même l’heure,
bruire la vie dans son amour pour qu’ainsi elle nous accorde sa friture à l’huile ointe absolution.J’eus en effet quelques mots de la naissance jusqu’à l’onction finale, pour ne citer la mort que dans les annales.
Sous la conduite ou l’inconduite.
Passionnelle floraison, J’eus quelque-chose de raison mais de douleur cette fois-ci.JEAN-ROBERT DRAY.
Le 7/03/1998.
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