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Tout est dit…

  • Ce sujet contient 12 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoguepard, le 09-12-2025 21:40.
  • Créateur
    Sujet
  • #2724240
    Avatar photoguepard
    Membre Oasis
      • Sujet: 1628
      • Réponses: 9568

      Poème partagé par guepard – création poétique en ligne

      [center][/center]

      [center]Tout est dit

      Au pied du vieux tronc creusé par tant de fièvres,
      Un souffle d’or s’élève et ranime les sèves.
      Dans l’écorce entaillée murmure un long secret,
      Celui d’un cœur usé qui pourtant renaît.

      Entre les plaies du bois, une lumière incline,
      Un rameau mince ose défier la ruine.
      Il pousse, nu, fragile, mais son élan suffit
      À donner voix au monde, et tout est dit.

      Car l’arbre, dans sa chair, porte l’oubli des âges,
      Et l’ombre autour de lui compose ses passages.
      Mais un frisson s’allume au creux du moindre bruit,
      Là où la vie s’obstine, et tout est dit.

      Copyright©2025 Charef Berkani
      [/center]
      Prose poétique

      Il y a, dans le silence rugueux de cet arbre, une histoire qui ne réclame aucune bouche pour se raconter. Les entailles parlent. Les couches d’écorce, striées comme les rides d’un visage qui ne se plaint plus, retiennent les souvenirs mieux que ne le ferait une voix humaine. Et pourtant, au cœur de cette force qui a plié sans rompre, une tige fine se risque à monter, à offrir ses petites feuilles jaunes comme des éclats de lumière déposés là par un geste secret.
      Elle pousse sans arrogance, avec la pudeur des choses qui savent qu’elles n’ont rien à prouver. Sa croissance n’a rien d’héroïque : elle est simplement un souffle qui persiste, une douceur qui s’invente même dans les blessures. On dirait une main timide qui caresse le front d’un géant endormi.
      Le monde autour peut bien parler, mesurer, expliquer. L’arbre, lui, ne dit rien. Et pourtant tout est là : la fatigue d’avoir vécu, la tendresse d’un recommencement, la complicité silencieuse entre le rugueux et le fragile, entre le passé qui s’agrippe et l’avenir qui se déplie.
      Tout est dit — dans ce tremblement de feuilles qui refuse le désespoir, dans cette lumière qui se pose comme une confidence sur une peau meurtrie.
      Rien à ajouter. Tout à sentir.

      Copyright©2025 Charef Berkani

      🪶 Signature de la plume

      Chaque homme porte en lui l'enfant qu'il ?tait Charef

    Vous lisez 10 fils de discussion
    • Auteur
      Réponses
      • #3595963
        Avatar photoislander
        Membre Oasis
          • Sujet: 8963
          • Réponses: 96833

          un poème magnifique, tout est dit en effet, par sa simple présence, respectons les,

        • #3595974
          Avatar photoBOUCHARBA
          Membre Oasis
            • Sujet: 1120
            • Réponses: 3785

            En effet tout est dit. L’arbre porte en lui son acte de naissance, il suffit de compter ses cernes, il a une enfance, une adolescence, une jeunesse et une vieillesse. Une espérance de vie. Le Baobab, l’arbre sacré, l’arbre à palabres.

          • #3595989
            Avatar photoisabelle24
            Membre Oasis
              • Sujet: 10255
              • Réponses: 26975

              il n’y a rien à ajouter devant ce poème et cette prose explicative

              juste à apprécier votre sensibilité qui se délivre

              MERCI

              🪶 Signature de la plume

              Geneviève

            • #3596001
              Avatar photoEvilFranck
              Membre Oasis
                • Sujet: 903
                • Réponses: 126450

                Bonsoir guepard, très beau regard poétique sur cet arbre

                Amicalement

                🪶 Signature de la plume

                La po?sie, c'est comme la cuisine, le mot faitout 00063312-1

              • #3596030
                Avatar photoSybilla
                Maître des clés
                  • Sujet: 17956
                  • Réponses: 198591

                  Bonsoir Cher Ami poète Charef,

                  Si les arbres pouvaient conter…
                  Ces arbres, les témoins de notre riche patrimoine naturel et géographique qui depuis leur apparition ont contribué à nous offrir à tous les humains, la quintessence de la vie, notre oxygène.
                  Et leur magnificence !

                  Superbe !

                  J’ai adoré te lire !

                  Belle soirée Cher Ami poète Charef !
                  Toutes mes amitiés
                  Sybilla

                  🪶 Signature de la plume

                  Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)

                • #3596136
                  Avatar photojessye
                  Membre Oasis
                    • Sujet: 1332
                    • Réponses: 28192

                    oui tuas tout dit … les arbres la vie ils ne flanchent pas et résistent …

                    🪶 Signature de la plume

                    C'est beau d'?tre seul(e).
                    ?tre seul(e)ne signifie pas ?tre solitaire.
                    Cela signifie que l'esprit ne vit pas sous influence et qu'il n'est pas pollu?
                    par la soci?t?.
                    [Jiddu Krishnamurti]

                  • #3596157
                    Avatar photoSympatique
                    Membre Oasis
                      • Sujet: 1846
                      • Réponses: 29843

                      oui au rameau du beau

                    • #3596159
                      Avatar photoguepard
                      Membre Oasis
                        • Sujet: 1628
                        • Réponses: 9568

                        Merci Islander,
                        Vos mots résonnent comme une évidence : parfois, une simple présence suffit à éclairer tout un horizon. Respectons-les, en effet , ces présences discrètes qui disent l’essentiel sans bruit, qui offrent un refuge sans rien exiger. Votre regard complète le poème avec une douceur rare. Merci pour cette sensibilité partagée.

                        Merci infiniment, cyrael.
                        Vos mots élèvent encore davantage le poème : oui, les vénérables sont ces gardiens silencieux,
                        ces témoins immobiles qui veillent sur nos mémoires et sur nos pas.
                        Vous dites avec justesse ce que nous devons à ces êtres immenses : les aimer, les protéger, les choyer, les respecter —car en eux se lovent des siècles de patience et une sagesse que nous avons parfois oubliée.
                        Je suis touché par votre lecture, touché par votre regard qui rejoint l’esprit du poème.
                        Merci pour vos félicitations, merci pour votre présence délicate entre mes lignes.
                        Votre enchantement m’honore. Je vous en suis profondément reconnaissant.

                        Cher Ami André,
                        Tes mots me touchent avec cette justesse rare qui naît d’une sensibilité accordée à la Nature, non comme décor, mais comme matrice intérieure. Tu en parles avec l’autorité douce de ceux qui savent regarder — vraiment regarder — jusqu’à ce que le paysage devienne un état d’âme, et que chaque arbre se mette à réfléchir en nous.
                        Tu as raison : la verticalité de l’arbre raconte la nôtre, ses cicatrices ressemblent aux nôtres, et sa patience nous dépasse. En t’exprimant ainsi, tu m’offres à mon tour une lecture nouvelle de ce que j’ai voulu saisir dans Tout est dit : cette proximité silencieuse où l’arbre devient confident, mémoire, et parfois même un miroir où l’on accepte de lire la fugacité de nos pas.
                        Merci pour cette analyse généreuse, profonde, nourrie de ton naturophilie éclairée. Elle rejoint mon intention, et l’enrichit.
                        Ton regard, par sa précision et sa chaleur, est déjà en soi une forme de poésie.
                        Reçois, cher Ami, ma sincère amitié et mon estime de plume.

                        Merci infiniment, Isabelle.
                        Vos mots me touchent profondément.
                        Savoir que ce poème et la prose qui l’accompagne trouvent un écho dans votre sensibilité est, pour moi, la plus belle des récompenses. Il n’y a en effet rien à ajouter…
                        Juste laisser résonner ce qui se dit tout seul, et partager cette émotion tranquille que vous avez si bien exprimée.
                        Merci à vous pour cette présence attentive et bienveillante.

                        Bonsoir EvilEranck,
                        Merci pour votre regard attentif.
                        Si poésie il y a, c’est que cet arbre l’offrait déjà — je n’ai fait que l’écouter.
                        Amicalement,

                        Merci Boucharba,
                        Vous le dites magnifiquement : l’arbre porte en lui toute son histoire, inscrite comme un acte de naissance que le temps a patientement gravé.
                        Chaque cerne est une saison vécue, une mémoire tenue debout. Et certains, comme le baobab — arbre sacré, arbre à palabres — deviennent de véritables cathédrales de sagesse où les hommes viennent se rassembler.
                        Votre lecture prolonge le poème avec une belle profondeur.
                        Merci pour ce partage inspirant.

                        Bonsoir chère Sybilla,
                        Tes mots sont une véritable caresse pour l’âme. Oui… si les arbres pouvaient conter, ils nous offriraient sans doute la grande chronique du monde, celle écrite en silence par leurs racines, leurs feuilles, et leurs ombres patientes.
                        Ils sont en effet les témoins de notre patrimoine, de nos terres, de nos errances aussi — et ce don précieux qu’ils nous font, l’oxygène, est peut-être la plus belle preuve de leur générosité première.
                        Leur magnificence, tu l’as magnifiquement dite.
                        Merci pour ton enthousiasme, pour ta présence fidèle, et pour ce regard qui sait reconnaître la poésie là où elle naît.
                        Ravi, sincèrement, que tu ais aimé me lire.

                        Merci Jessye,
                        Oui, les arbres disent la vie mieux que nous parfois : ils plient, mais ne cèdent pas, ils traversent les saisons avec une patience qui force le respect.
                        Tu as raison, ils résistent… et c’est peut-être là leur plus belle leçon.

                        Merci cher ami poète Sympatique

                        Charef

                        🪶 Signature de la plume

                        Chaque homme porte en lui l'enfant qu'il ?tait Charef

                      • #3596194
                        Avatar photoluzdelsol
                        Membre Oasis
                          • Sujet: 6737
                          • Réponses: 48118

                          oui tout est dit et si joliment dit !..Merci cher poète, quel magnifique poème. Respect
                          Oui (Les arbres sont « veines érables »)

                          Amitié poétique
                          Bises de Luz

                          🪶 Signature de la plume

                          Les gens vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir... Et meurent comme s'ils n'avaient jamais vécu. Le Dalai Lama . Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit? Khalil Gibran

                        • #3596200
                          Avatar photoAnonyme
                            • Sujet: 112
                            • Réponses: 1483

                            D’abord un peu étonnée par le vers plus court, je l’ai énormément apprécié et compris quand..’et tout est dit’
                            C’est magistral quand la forme épouse le fond…
                            L’arbre, un peu comme l’Homme, qui a vécu, et qui renaît..
                            Bravo et merci..

                          • #3596532
                            Avatar photoguepard
                            Membre Oasis
                              • Sujet: 1628
                              • Réponses: 9568

                              luzdelsol

                              Marido

                              Merci pour votre présence et vos commentaires

                              Charef

                              🪶 Signature de la plume

                              Chaque homme porte en lui l'enfant qu'il ?tait Charef

                          Vous lisez 10 fils de discussion
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