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Sujet
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[center]Lâcher-prisePoème
Il s’abandonne au jour, ventre clair, ciel discret,
Renversé comme un rêve au seuil de l’innocence ;
La patte écrit en l’air l’aveu d’une confiance
Que nul mot ne retient, que le temps seul connaît.Dans l’or fauve du sol son repos se déplie,
La queue en parenthèse apaise le décor ;
Ses yeux, pleins et profonds, retiennent un accord
Où le monde s’incline et doucement s’oublie.[/center]Prose poétique
Il ne dort pas tout à fait : il consent.
Son corps s’est offert à la lumière comme on se livre à une certitude ancienne. Rien à défendre, rien à prouver. Le tapis devient territoire sûr, l’instant se fait maison. À l’envers, il regarde mieux : le monde y perd sa rudesse, la gravité sa loi. Dans cette posture fragile, il enseigne sans le savoir l’art le plus rare, celui de la confiance nue, tranquille, posée au milieu du jour.Copyright©2026 Charef Berkani
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