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Sujet
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Mise en page de Sybilla / Image web de Charef
Silence de cendre
Poème
Il ne salit rien, le feu s’est retiré,
La cendre a pris soin de ce qui fut vivant.
Sous la peau du temps demeure un lien scellé,
Un partage ancien, discret, persistant.[/center][center]L’absence s’attache au plus près de la chair,
Elle tient sans bruit, sans plainte, sans aveu ;
Aimer encore serait trahir la lumière,
Alors le cœur se tait pour aimer mieux.[/center]Prose poétique
Il ne salit rien.
Ce qui a brûlé s’est tu par loyauté. La cendre est venue ensuite, non pour cacher, mais pour préserver. Elle a recouvert l’amour comme on protège une flamme fragile du vent. L’absence, elle, n’a jamais quitté le corps. Elle s’y est tenue, calmement, à la manière d’un souvenir qui respire encore.Ce silence n’est pas un renoncement. Il est une forme d’équilibre. Garder en soi ce qui ne peut être partagé sans se perdre. Continuer à aimer sans exposer, sans réclamer, sans nommer. Il y a des fidélités qui ne survivent qu’à cette condition : rester collées à la peau, invisibles, intactes.
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