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Sujet
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Ce qui s’écrit
Rien n’exprimerait mieux l’état d’être qu’un poème
Qui s’agence tout seul, parfois gai, parfois blême.
Ô cœur, couve ta peine en tissant de beaux mots,
Il pleut de douces clémences ou une ondée de maux.La poésie guérit, sa magie est mystère,
Ou plutôt pour les uns, la mystique prière
Qu’emportera le vent vers un lieu inconnu,
Séchant nos encres et mettant l’âme à nu.D’où viens-tu, quatrain, t’imposer sur ma page,
À ton gré tu t’écris comme étrange message,
T’en foutant du savoir, tu sèmes des pensées,
Miraculeux versets, si profonds et sensés.D’où tiens-tu, rondeau, ta façon indolente
De transcrire tes vers à lire avec détente ?
Une muse peut-être aurait des compassions
Envers l’humanité qui perd toutes notions.
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