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Poème partagé par BrinDharmonie – création poétique en ligne

Si le suicide suit la larme qu’on n’essuie,
Maudits soient les non-dits et les mots interdits,
Translucides débris qui tranchent… plus qu’un bruit,
Ne saurait à l’esprit laisser autant de lie :De ce tendre passé bercé dans son écrin,
De névroses percé le long des grands chagrins,
Où sentir battre l’heure aux rimes du destin,
La mémoire du coeur ô toujours se souvient !Être l’eau d’un regard à l’aube d’une histoire,
Ou le jour du départ où seul reste le soir,
Il n’y a de hasard : tout au fond du miroir
On récolte plus tard ce qu’on n’a su, savoir.Si blême la lumière, et pourtant d’étincelles,
Fières sous la paupière apaisant aux séquelles,
L’ombre claire du verre entre rouge et Rimmel,
Les boucliers à terre et les fleurs aussi belles.Si plus vrai que Nature on ne meurt qu’une fois,
La Vie vêt à l’usure un rêve à bout, de soies,
Lorsque d’un souffle pur reste sans voix la voie,
La voile sans armure invente un vent trop coiAinsi silence tombe, où la mer lui sourit,
La vague ne succombe – à moindre sang ses cris,
Quand seule lui incombe un chant bleu d’asphyxies,
Éclatant comme bombe aux choeurs des rochers grisSouvenir d’un répit comme instant de survie,
L’instinct n’avait prédit combien vivre a ce prix,
Un vide en vain l’emplit, d’espaces incompris,
L’eau-de-vie de la nuit, au-delà de l’oubli.🪶 Signature de la plumeRichard, en toute amitié
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Richard