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Poème partagé par poetal – création poétique en ligne
Entre l’incendieEntre l’incendie, complot sans contrefeu,
Et le rituel d’un bûcher pour lequel aucune larme n’éteint.Je n’ai pas compris pourquoi, lorsqu’on disait « tu brûles »,
J’avais le réflexe de me retirer plutôt que de m’approcher de la solution.Trop près de trouver, et c’est l’autodestruction,
Pour que l’on ne sache jamais
Ce qui a mis le feu.L’évocation d’un souvenir.
Mettre le feu sur ce qui est invisible pour le mettre en valeur.
Son souffle qui entretient quand la flamme commence à faiblir.Elle a un tempérament brûlant.
Le rideau rouge d’un théâtre, ou le vêtement de la passion.Avant Pâques.
Une flèche d’Icare.
Puis une soirée trop arrosée : gueule de bois.Après avoir regardé la beauté des flammes dans la nuit,
Au jour, elle a quitté le foyer.Invitation à boire un verre,
Pas le texte que l’écriture lui avait écrit.Chaque mot est posé dans le silence qui en fera une parole,
Le tocsin d’une langue.Comment peux-tu raconter ? Tu n’as pas connu.Quand le feu s’en prend à toi,
Tu prends le tuyau comme force de persuasion,
Mais dérisoire face au feu gourmand.Pourquoi chez moi ? Ce feu dominant.Arrête-toi là ! Fin d’un jeu,
Comme si le feu pouvait reculer.Tout se consume, rien ne résiste.
Pourtant, il ne fait que passer.Terrain fertile sur lequel tout repousse mieux.Mais ma maison ! Mon bien !
En cendres.Et ces soldats du feu, bien étranges : du côté du feu.
La guerre du feu !Vivre en existant,
En ne prenant que la bonne part : n’y voir que du feu.Mais quand tout part en fumée,
Où trouver l’étincelle d’une seconde vie ?Il n’y a pas que le feu.Et quand l’eau dévale, ramasse tout sur son passage,
L’eau qui éteint !Tu racontes des histoires,
Tu n’as pas connu.Mais l’Homme, quand il redoute,
Sait dire.Il peut tout perdre sans trace.L’homme qui voit dans ces éléments
La punition, le châtiment divin.Apprivoiser.L’homme est si peu devant les éléments,
L’homme de peu.L’homme reconstruit.
Il doit continuer à vivre.L’eau et le feu seront toujours là.Aujourd’hui, un feu de tous les diables.
Certains parleraient de purification.Mais, pour sûr, on a voulu aller trop loin.Penser que la nouvelle technologie nous conduit vers une matérialisation plus poussée.On se coupe de la nature, de la prévention, de l’anticipation.Faire avec aujourd’hui, il en est plus qu’urgent.🪶 Signature de la plume[email]domi.gondrand@laposte.net[/email]
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