-
Sujet
-
Poème partagé par BOUCHARBA – création poétique en ligne
Causerie
Dans ses yeux rayonnait un alphabet d’amour
D’où vient-elle, où va-t-elle, est-ce pour faire un tour
Ah si je l’avais su, j’aurais été son intime
Dans le cœur du hasard l’émoi parfois s’anime.J’allais en apparence à la fraicheur, la mer
Fuyant mon désarroi, un sentiment amer
Espérant sympathiser avec un être affable
Et l’inviter un temps à partager ma table,Et plus, qui peut savoir, le cœur est un secret
Et les affinités ne sont pas des décrets
Assise près de moi, cette ardeur en rage
Elle me souriait, peut-être pour l’usage.Sachez mes chers amis, combien j’étais seul
Ce n’est pas ces jours-ci, je suis un aïeul
Pourquoi je vous fais cet aveu qui rumine
C’est que cette virée ne m’est point anodine.Je réfléchis souvent à l’essence des passions
À mes premiers pas et à mes relations
Et je pense à l’abeille, un insecte que j’admire
Qui butine sans avoir une étamine en mire.Et va de fleur en fleur accomplissant sa tâche
Vit pleinement la vie, le bonheur, le printemps
Mais nous, nous survivons à un rêve qui fâche
Et croyons de gagnés des regards innocents.Causons poètes un peu et libérons la rime
L’abeille éveille en nous, un filon précieux
Qui inspire les âmes et même les abîmes.
Ce qu’elle ne dit est silence sentencieux.Pour un rendez-vous on se fait bonne mine
El celle qu’on attend ne sait fuir le destin
La première vue quelquefois nous avine
Et nous fait parfois perdre un doucereux chemin.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.





