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Poème partagé par sylvano – création poétique en ligne
Sa mère le couvait, quand il était enfant,
De romans fantaisistes, opposant bien souvent
Les gentils d’un côté, à la robe enneigée,
De l’autre, les méchants sombrement plus foncés.Il l’entendait défendre, au culte d’un drapeau,
Des idées impliquant la couleur de la peau;
Tous égaux devant l’autre et que l’autre dégage :
« Ces gens-là, sois-en sûr, gâchent le paysage.Avec leur sang – racaille – en tripaille du corps,
Un verbiage insultant la grandeur tricolore,
Terroristes voleurs ! Il faut être averti :
Le mal fleurit toujours dans le noir ou le gris.Retiens bien cette histoire, ô le fils de ma chair,
Au bonheur de les voir repasser la frontière;
Ce pays est à toi ! Pourtant, regarde-les,
Étrangler les français au cou de l’étranger ! »Quelle fin pour celui qui, bercé de racisme,
S’est construit sur un sol dépourvu d’humanisme ?
Il pourrait bien plaider le discours de sa mère…
Mais je souhaite affirmer qu’il fera le contraire."Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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