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Poème partagé par acheudet – création poétique en ligne
A LA MEMOIRE DE MON PERE
Il y a déjà 51 ans que mon Père disparaissait
Il n’avait que 42 ans lorsque le cancer l’a terrassé
Je n’avais que 16 ans au moment où je l’ai connu
Nous nous étions jusqu’alors jamais vus
J’étais partie en vacances juste un mois chez lui
J’avais du mal à le reconnaître mais c’était bien lui
Heureusement que j’avais eu une photo de lui
Il était ravagé par cette ignoble mais présente maladie
Je voulais, l’année de mes 16 ans acquis, le rencontrer, le voir, le connaître
Et mon rêve s’était accompli, il était là, et il pleurait de tout son être
J’ai toujours cette image qui s’impose devant mes yeux
Ce papa que j’avais vu par photo qui était souffreteux
Pauvre Papa, il souffrait horriblement
Je ne pouvais rien faire du haut de mes 16 ans
Chez lui, je l’observais jusqu’à ce qu’il me fasse signe de la pièce partir
Cela le dérangeait et, par respect, j’avais dû de cette dernière, en sortir
Au bout d’un mois, mon séjour se terminait
A contrecœur, l’âme en peine, je devais le quitter
Puis six mois se sont passés
Et la mauvaise nouvelle était tombée
Je l’avais reçue plein cœur, comme un coup de tonnerre
J’avais beaucoup pleuré et mes larmes étaient amères
La lettre que nous avions reçue, nous annonçait son état crucial
Et de surcroit, il allait de toute urgence rentrer à l’hôpital
J’étais alors pensionnaire lorsqu’on m’avait annoncé son décès
Je perdais mon Père à 17 ans, je n’ai guère eu le temps de l’apprécier
S’il avait vécu, il aurait eu demain ses 94 ans
Mais la vie ne l’a pas voulu et il est parti à 42 ans
Chaque année mes souvenirs reviennent en pensées
Saches que pour toujours dans mon cœur tu vas rester
Désormais, et pour toujours, ton souvenir demeure
Car malgré ta disparition, tu es là, dans mon cœur
Je ne sais pas combien de fois J’ai espéré à l’époque que tu reviennes sur terre
Mais même à l’époque d’aujourd’hui, avec le recul, la magie ne pourrait rien y faire
A cause de la mésentente des parents, enfants séparés, garçons et filles à part
Je suis encore à me demander si vous n’étiez pas divorcés
Comment aurait été nos vies avec vous deux qui vous disputiez
La réponse, cependant, je ne l’aurai jamais
Puisque vous avez tous deux disparus à jamais
Je t’ai beaucoup aimé mon Cher Papa, pendant que tu étais là
Je t’aime encore mon Papa, malgré que tu ne sois plus là.
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