-
Sujet
-
On a grandi main dans la main,
A l’ombre estivale des pins.
On s’est trouvés si bons copains
Qu’on se suit toujours les chemins.C’est l’ami de ma tendre enfance,
Celui qui chaque fois rappelle
Le temps des douces jouvencelles,
L’illusion de l’adolescence.C’est loin l’un de l’autre, pourtant,
Que se façonnèrent les hommes.
Ce n’est pas dans la même Rome
Qu’on a dessiné nos printemps.Je quittais le premier le nid.
Pour la triste plaine alsacienne ;
Aussi loin que je m’en souvienne,
On ne s’estimait pas vernis.Et malgré nos âges volages,
Malgré le gouffre du lointain,
Nous retrouvions nos destins
Quand les vacances faisaient rage.J’arpentais les monts jurassiens
Quand il partit à la conquête
Du grand royaume des paillettes,
Et de ses rêves parisiens.je soigne aujourd’hui mes mots doubs,
Tandis qu’il tente de percer
Les mystères controversés
Des scènes huilées au saindoux.Ca fait longtemps qu’on nous sépare,
Mais l’amitié fait le dos rond :
Je sais que dans mes environs
Plane l’ombre de notre phare.Il est le gouvernail mutin
Qui me rappelle à mon destin,
Et nos fous rires enfantins
Troublent toujours l’écho lointain …
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


😆