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Sujet
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( A lire en écoutant « Le Clavier Bien Tempéré » de Bach ).
Du dessous de mes dents fondent raisins des dires
Qui découlent leurs sucs déglutis à ravir
Comme les goulées longues de tes baisers prégnants
S’ écoulent dans mon sang, cet autre noir coulant.D’ un doigt tu as tracé sur ma lèvre rosie
Le signe déjà écrit dans d’ autres poésies
Du signifiant voulu de mon appartenance
Que d’un geste tu dessines comme une souvenance.Dans les rues échauffées d’un soleil à l’ étiage
A mon bras tes deux mains arrimées en partage
Font lever des lumières bien au-delà des âges
Une envie millénaire, des pensées bien peu sages.J’ écris là la volée envolée mais si pure
Dont le sens est enfin juste au creux de tes reins
Ou la paume comblée de ma main sur ton sein
Cette douce courbure, ce que je te mumure.Nos corps sont envagués comme vagues portées
Dans le frisson levé par nos gestes enfièvrés
Quant au frôlé léger de ton beau geste osé
Répond le précis lent du désir déclaré.Nos forces enlacées, nos conquêtes précises
Sur nos peaux qui se lisent et qui aussi s’écrivent
Chaque place conquise d’encore vouloir attise
Nos feux en combustion, insondable passion.Un jour, dans une nuit, tout près de Montmajour
Nous poserons nos corps dans un lit sans atour
J’ aurais alors ton nu tendrement proposé
J’ y lirais la clarté de ton corps pénétré.……………………………………..
Mes mots encore trop faibles, force bien trop légère
Pour signifier l’ emprise dans ma vie, dans tes serres
Qui m’ enserrent à mesure comme une vieille antienne
Et plus elles m’ emprisonnent, plus elles deviennent miennes,mon amour.
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