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Sujet
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Que l’on me défigure – à mon tour – le portrait !
Quelques lettres d’amour dans un vers d’amitié
Ou de haine… Qui sait ? Le papier choisit-il
Ce qui vient parfumer la liqueur de nos cils ?Je veux être la muse – à mon tour – ô poètes !
Habiller ces quatrains que la plume feuillette
D’un geste à bout de souffle, éclôt entre vos doigts,
Pour dire à qui je suis, ce que je ne suis pas.Comme un charme, un nuage – à mon tour – votre guide,
Gribouillant ciel et terre à la place du vide;
Y loger mon regard… À ceux qui l’ont croisé :
Qu’il ne tienne qu’à vous de l’immortaliser !Avant le grand discours, celui dont le poème
Reste ainsi prisonnier, sanglé par la vie même,
Que je ne lirai pas… Mais alors, en ce jour,
N’est-il pas enfin temps d’écrire – à votre tour – ?"Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.
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