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Sujet
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Ici je goûte à tout. Vos pleurs salés
Ou les disputes venues le lendemain
Tremper leurs croissant et regrets
Dans une tasse débordante de venin.J’aspire vos désespoirs tombés de la cuillère,
Ceux qu’on garde pour son bol de thé.
Qu’on veuille sucrer ou défaire
Je garde le secret.Ni tablier ni serviette mais qu’importe
L’éponge humaine vous tient toujours la porte.Si la douleur est mère créatrice
-Croyez bien qu’elle m’a quitté-
Qu’à mon regret lecteurs et lectrices
Sans doute a-t-elle rejoint le cendrier.Il y a des êtres ici, ils se morfondent
Dans vos joies vos peines, vos avant et après,
J’en étais. Je déplore ces ondes
Autrefois mes veines, mon sang, mon excès.
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