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Le décès du fondateur des journaux satiriques Charlie Hebdo et Hara-Kiri suscite de vives réactions. Le monde littéraire est en deuil.
PublicitéSes bacchantes de Gaulois, son regard ombrageux et ses mèches en pétard vont nous manquer. L’écrivain et journaliste François Cavanna est mort à l’hôpital de Créteil (Val-de-Marne), mercredi 29 janvier, à l’âge de 90 ans. Auteur d’une cinquantaine de livres, dont Les Russkoffs et Les Ritals, il était certainement le plus brillant des auteurs iconoclastes qui ont fait leurs armes à Charlie Hebdo et Hara-Kiri. Son décès suscite de vives réactions. Journalistes et politiques, écrivains ou simples admirateurs de l’homme libre, tous s’accordent à dire qu’il était quelqu’un de grand. De nombreux hommages lui sont rendus aujourd’hui. Le monde littéraire français est en deuil.
Le président de la République, François Hollande, a rendu hommage à cet homme de conviction qui «par son impertinence et ses provocations a secoué la société française». Il a témoigné par un communiqué officiel, de l’attachement de «ce fils d’immigré italien» à la langue française. «Avec François Cavanna disparaît un écrivain qui a fait de la liberté son inspiration et de l’engagement son style.» Jean-Marc Ayrault n’est pas en reste. «Cavanna fut le père de l’humour satirique de la deuxième moitié du XXe siècle, inspirateur de la presse satirique moderne», écrit le premier ministre dans un communiqué. «Fondateur de Hara Kiri puis de Charlie Hebdo, son humour râpeux et caustique irrita souvent, enchanta parfois, sans laisser quiconque indifférent, contribuant ainsi, avec verve et justesse, à l’énergie du débat démocratique».
Si elle préfère ne rien dire de la mort de romanciers tels que Gérard de Villiers, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, rend un hommage vibrant à celui qu’elle qualifie «d’autodidacte défenseur de la langue française». «Cavanna était un homme libre, un résistant aux conformismes et au prêt-à-penser». Son esprit anticonformiste est à l’origine de la création des journaux satiriques Hara-Kiri et Charlie Hebdo. «‘‘La France est ma mère. L’Italie, ma sœur » disait ce Rital irrévérencieux dont la plume a si bien su porter les valeurs de la République et la langue française.» Et Aurélie Filippetti de conclure: «Cavanna a été pour moi et restera, une référence, une source d’inspiration.»
Ma vie n'est plus une barque dans une mer enrag?e
Et je ne suis plus le naufrag?!
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Mostafa, point fat, seul, las, si doux, r?vant de sa mie!!!
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