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Poème partagé par BOUCHARBA – création poétique en ligne
Des mots ont suffi donc à réveiller l’amour
Assoupi dans le froid du lit des amertumes.
D’autres ont suffi donc à sonner mon retour
Freiné par ma folie et par d’éparses brumes.Notre rêve infini nous prend dans son envol.
Et toi et moi, amis, deux braves solitudes,
Ayant grimpé des monts sans atteindre le col
Le plus haut, le plus fou, sublimes altitudesPrès du voile étoilé, pas trop loin des soleils,
Pour vivre, pour s’aimer, pour rimer l’impossible.
La voici l’aube blanche au sortir d’un sommeil
Portant sous son burnous notre espoir extensible.Rêvons amie rêvons d’amour et de bonheur.
Chantons aussi nos vers alentour des bohêmes
À nos frères passants. Aimons toute blancheur
Rayonnante perdue dans ce monde si blême.Quand nos jours s’useront, disons toujours nos mots
Dans les lieux troubadour aux jeunesses rebelles
Pour embaumer les cœurs emportés par les flots
Des printemps amoureux. Ô pauvres demoiselles !Versifions, amie, pour enfouir les langueurs,
L’amer quotidien qui ravage les hommes,
Et prions l’infini pour que les jours rageurs
Redeviennent gais, redeviennent poèmes.
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