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Poème partagé par tolpac – création poétique en ligne
Après ma liste de courses… ma liste de maladies !
Il paraît que lorsque j’étais petit au niveau infantile j’avais toutes les maladies
Bien sûr je ne me souviens plus de chacune d’elles mais si souvent on me l’a dit
Déjà j’étais si peu viable que ma mère lorsqu’un matin d’hiver, je vins à naître
Eut beaucoup de difficultés et de réticences pour accepter de me reconnaîtreA ma venue en ce monde j’étais de nature si peu aboutie et vraiment si chétive
Qu’à l’idée de devoir me garder et de m’élever, elle s’était montrée très rétive
Il semble que mes parents aient hésité entre me conserver ou alors me jeter
Ils finirent par m’adopter comme bonne action de leurs principes de chrétientéMais durant mon enfance qui suivit j’étais si peu résistant, de si faible constitution
Que je fus contraint de manquer l’école fréquemment pour un oui ou pour un nom
J’avais tous les problèmes connus, j’attrapais toutes les maladies de passages
Au grand désespoir et devant l’incompréhension de ma famille, de mon entourageCe qui fait que je me retrouvais constamment chez moi, confiné dans la maison
Laissé à la garde de femmes de ménage qui me donnaient beaucoup d’attentions
La première d’entre elles parait-il avait cru devoir par erreur m’allaiter au sein
Jusqu’à mes cinq ans, elle en fut licenciée, ceci me causant beaucoup de chagrinJe devais avoir huit ans quand la suivante lors de longues après-midi de repassage
Commença à me laisser jouer près d’elle sous la table où je ne fus pas très sage
De ma position assise je levais les yeux vers son ciel, sous sa jolie robe de satin
Me donnant idées de faire courir et monter le long de ses jambes nues mes mainsJe ne savais pas pourquoi elle poussait petits cris de réprobations mêlés de plaisir
J’appréciais bien aussi sans en comprendre la raison, encore moins pouvoir la dire
A d’autres moments, toujours pitoyable, souffrant c’était au tour de mes cousines
De penser devoir jouer avec moi au docteur dans ma chambre ou dans la cuisineAdolescent ma santé n’était pas meilleure, je dus recevoir des cours particuliers
A domicile par une jeune maîtresse qui avec attention venait me faire étudier
Cette jeune femme érudite devait être d’une nature un peu fragile et fatiguée
Car elle finissait chaque après-midi par à mes côtés venir longtemps s’allongerMon cerveau ne devait pas aller très bien non plus car c’est un fait plutôt déroutant
Pas féru d’étude, j’étais plutôt « pour » me retrouver si « contre » ce corps enseignant
Ainsi se passa ma jeunesse, toujours bloqué à domicile, souvent bien mal portant
Me laissant par contre plein de temps pour lire et découvrir choses que j’aime tantA mes seize ans je décidais de faire beaucoup de sport, de pratiquer la musculation
Pour développer mes muscles, mes forces, modifier l’aspect de ma frêle constitution
Je me retrouvais après avoir soulevé des tonnes de fonte avec un puissant corps beau
J’aurais même sûrement pu jouer un petit rôle dans un des films d’action de RamboLa liste de mes maladies finalement se révélerait trop longue et de lecture pénible
Je ne sais pas pourquoi les virus, microbes me prirent plus que les autres pour cible
Mais comme tout ce qui ne vous tue pas dans la vie vous aguerrit, vous rend plus fort
Je ne regrette pas d’être né malingre et tous ces bons moments… j’y pense encore.Cris Tolpac
FICTION, FICTION, FICTION
Quoique …
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