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Sujet
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[center][font=Arial][size=small]II
Toi, l’Été, pour qui sont tes beaux jours, tes sourires ?
J’avais en ton époque un ange que j’aimais,
On s’est donné serment aux souffles des zéphires.
J’ai vécu dans son cœur et l’ai cru à jamais.J’avais les souvenirs des aurores suprêmes,
Des mots qu’elle avait dits, un si lointain Juillet,
Tranches d’illusions converties en poèmes,
L’image d’une fleur au calice douillet.Mon mal est si profond, d’aucuns ne le devinent.
Trouvait-elle la joie en mes sombres douleurs ?
Elle prit la rose et me laissa les épines,
Qui me font saigner, me laissant maux et pleurs.Ô clair de lune ! Ô fleurs ! Ô saisons et nature !
Apportez-moi, de l’amie, un mot qui raffermit
Un cœur malade, ou juste un infime murmure,
À ma douleur fébrile où, captif, je languis.——-
J’étais dans son cœur une idole,
Qui frémit dans ses rêves, ô l’Été !
Ton beau soleil et tes corolles,
Nous choyaient de joies et clartés.Mais, ils ne sont plus là, ces charmes.
Et tout est morne et sans attraits.
Les zéphires furent des larmes,
Et les roses couleurs de plaies.La vie est faite de malchance,
De désespoir et de tourment.
Elle n’est que maux et souffrance,
La page tourne lentement.—/—[/font]
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