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Sujet
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AURORE
J’ai embrassé l’aurore du printemps.
Rien ne bougeait au front du palais de justice.
Les fontaines ne coulaient plus.
Les ombres silencieuses le long des boutiques.
J’ai marché dans les rues de la ville endormie.
La première rencontre fut une Princesse qui me dit son nom : Violette !
Je ris à la cascade qui éclabousse les rochers de bonheur.
Et dans l’eau de la source, moi je me suis miré.
A la cime des arbres, je reconnus l’aurore.
Soudain je l’aperçus sur le trottoir d’en-face.
Je traversais la route, je voulais l’attraper.
Et dans ses voiles diaphanes, elle allait m’échapper.
Sur l’esplanade, en gesticulant.
Dans un jardin suspendu dans l’Espace-Temps, un coq se mit à faire
‘De Chirico’ !
Le long des vitrines de cristal, elle fuyait.
Et courant comme un gamin sur les trottoirs de marbre, je la poursuivais.
Elle tourna à gauche.
Tout en haut de la rue, elle avait disparu.
Je m’assis sur les marches de l’Hôtel de Ville.
Au beffroi il était midi.
( Hommage à Arthur RIMBAUD – ‘AUBE’ – ‘Les Illuminations’ )
( Pour mon amie MARIDO )
Eddy
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