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Sujet
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Au début de ce grand siècle dernier,
Avant, après, la première guerre mondiale,
Existait encore certains métiers,
Inscrits dans les annales familiales.Une grande famille de neuf enfants,
Qu’il fallait nourrir évidement.
Mais la première guerre a réduit à néant,
Emportant avec elle les garçons innocemment.Ne restait de cette famille que les filles,
Dont ma grand-mère, la petite dernière.
Comme ces frères, elle jouait beaucoup aux billes.
Souvent elle gagnait, et en était très fière.Autrefois, sans travail, c’était la misère.
Les grands-parents de ma maman, eux,
Tenaient leurs stands, même l’hiver,
Sur les marchés par grand froid et venteux.Lui, il partait parfois plusieurs jours,
Car de partout, on réclamait le rémouleur.
Il parcourrait des kilomètres aux alentours.
Il trouvait toujours, charrette de transporteur.Elle, elle composait avec ses filles et le marché.
Durant l’école, elle vendait du poisson.
Elle criait pour vendre et attirer, sans pécher.
Le poisson s’étale parmi le froid des glaçons.Elles poussait sa charrette en osier sur roues,
Afin de nourrir, pour faire bouillir la marmite.
Lui, il rentrait parfois les bottes pleine de boue.
Et dans son jargon, parlait de vie maudite.Dans mon enfance, j’ai découvert,
Dans la cave, des vestiges de leurs métiers,
Cette charrette en osier mise au vert,
Et cette roue de granit sur son trépied…Elle criait pour vendre son poisson,
En est sorti l’expression « Une vrai marchande de poisson »!SEMAPHORE
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