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Sujet
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Je ne serais d’aucun bien pensant le mouton,
Et peu m’importe que l’on me cite Platon :
Réfléchir et bien le faire est un marathon
Où l’on doit parfois oublier le peloton.
Je ne serais pas de ce siècle le poète,
Mais je chanterais les rimes peuplant ma tête
M’offrant à toutes les muses comme interprète,
Tant que pur est l’esprit qui me compte fleurette.
D’aucun pays je ne serais jamais souverain.
Mais je resterais le seul prince de mes maux
Et les régenterais par le pouvoir des mots
Affrontant ainsi mon autre un peu plus serein.
Je ne serais d’aucun peuple l’être divin
Mais je resterais le messie de mon jardin
Et le cultiverais sans haine et sans dédain
Y multipliant les sourires et les vins.
Quand on dit l’humilité manquer d’ambition,
Je souris malgré moi … Quelle divagation !
J’essaie d’être un homme de bien, non d’exception,
Mais c’est le plus grand défi de mes vocations.
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