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Aventures en Mer Rouge : 4- Henry de Monfreid

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photocoburit, le 29-10-2015 07:45.
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    Plume de platine
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    Avatar photocoburit
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      Poème partagé par coburit – création poétique en ligne

      Rahim nous montra le boutre de Monfreid, l’Altair
      Il était à quai et quelques marins à moitié nus
      Travaillaient à réparer les voiles, les paniers sans férir.
      Ils nous dévisagèrent avec une méfiance contenue.

      Lawrence leur demanda où se trouvait leur capitaine,
      Un géant qui devait être son second nous répondit
      Que le capitaine était au palais du Sultan pour la semaine,
      Les affaires prenaient leur temps à Djibouti.

      Lawrence connaissait Tadjourah, le palais du Sultan
      Il prit la tête, sagement je le suivis avec confiance.

      La ville était en pleine effervescence, les caravanes étaient arrivées.
      Les bédouins vêtus de blancs amenaient avec eux milles marchandises,
      Toutes les rues devenaient place de marché, une foule bigarrée
      Se pressait dans les rues admirant tout avec gourmandise.

      Des tréteaux avaient été montés avec une certaine habileté,
      Des sacs de blé venant des plateaux africains, du miel du Mali ,
      Des bijoux en or venant du Maroc, des plumes d’oiseaux exotiques,
      Des épices du bout du monde, du manioc, des patates douces,
      Des sacs de riz, des tissus colorés, de la verroterie venant de Tunisie
      Etaient offerts aux voyageurs tel une immense kermesse.

      Dans un autre quartier les odeurs se firent plus fortes :
      Dans des parcs se trouvaient des centaines d’animaux,
      Des chèvres blanches et noires, des buffles aussi puissant que des taureaux,
      Des autruches nous regardaient en déplaçant leurs longs cous, des moutons,
      Des chameaux, des dromadaires, des ânes, des mulets, quelques chevaux,
      Dans des cages en bois des singes, des serpents, des oiseaux,
      Des phacochères et le plus étonnant quelques lions affaiblis par la chaleur ,
      Des guépards qui faisaient la joie des petits enfants.

      Lawrence s’approcha de moi et me serra fortement le poignet :
      – » Ne dites rien , nous arrivons au marché aux esclaves »

      Je me croyais revenu au moyen-âge, sur des estrades des africaines à moitié nues
      Etaient en train d’être vendues, quelques une avaient leurs enfants prés d’eux,
      Des arabes enrichissaient à quelques blancs qui participaient à l’odieuse vente,
      Lawrence les regardait avec un profond mépris, son regard bleu
      Semblait contenir la colère d’un Dieu, des jeunes gens étaient en attente
      Des bédouins ouvraient leurs bouches pour montrer les dentitions aux acheteurs.
      Nous quittâmes l’odieuse place pour arriver finalement au Palais du Sultan.

      Quelques gardes étaient à l’entrée du palais, un gaillard s’approcha de nous
      – » Que veulent ces nobles voyageurs au Sultan Mahammad ? »

      Lawrence lui répondit:
      – » Nous sommes venus pour Henry de Monfreid,
      Nous sommes des voyageurs, nous sommes attendus. »

      – » Je vais vous annoncer au Sultan, il est en pleine discussion avec votre ami
      Venez avec moi dans l’antichambre, les jardins sont fleuris. »

      Le palais était une grande bâtisse blanche, sur les murs des tapis étaient accrochés.
      Dans la cour du palais, j’aperçus une voiture noire qui y était garé ,
      Dans le jardin les femmes du Sultan vêtues de robes multicolores chantaient,
      De légers voiles cachaient leurs visages, leurs regards étaient chaleureux,
      Des enfants couraient dans les jupons de leurs mère, tout pour eux étaient un jeu.

      Un homme blanc, assez maigre, avec une fine moustache sortit du palais,
      Son sourire était franc, il était vêtu de blanc, il venait vers nous :

      – » Lawrence, heureux de vous revoir à Tadjourah
      Vous m’amenez un compatriote, François je suppose
      J’ai reçu depuis deux jours un courrier m’indiquant votre venue,
      Nous allons chez moi pour parler de notre affaire ,
      Les murs du Palais ont des oreilles bien indiscrètes.
      François , j’attends de vous des nouvelles de Paris. »

      à suivre….

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