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Sujet
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« Rien n’est vraiment grave pour les êtres incapables d’aimer »
( « Thérèse Desqueyroux » de F. Mauriac ).Dans l’abbaye sacrée,
Musique consacrée,
Le souffle du clavier
Sur ta peau enfiévrée..Un cloître enchanté
Bruit indéfiniment
La note abandonnée
Jouée infiniment.La main gauche têtue
Dit sa basse continue,
Sur ta lèvre insinue
Un appel si ténu.Tes cheveux se défont
Et odorent en mineur ;
Ton regard si profond
Murmure ce si majeur.La main droite légère
Arpège son harmonie ;
Mon sourire te dit
Que tu m’es familière..Crescendo répété,
Les motifs se déplient
Quand ta voix chantonnée
Attire ma folie..Mais il frémit encore
Ce clavier retors
Dans le dernier accord
Du désir de ton corps.Dans la nuit renversée
Qui reflète nos vies
Et toutes ces envies
Sous le ciel replié !Touché par mon trouble,
Ton souffle m’insuffle
L’aimante vérité.BACK in love.
Abbaye de Silvacane.
« Prélude de choral BWV639 » de J.S. Bach.
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