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Sujet
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Ils sont discrets, sans vrai pignon sur rue,
Dans le village ou les grandes cités
Quand le passant, au fil des jours, se rue
Dans l’univers aux cent diversités
Au cœur du froid, au fil de nos étés.
Vive la ville et sa technologie
Que l’imposteur effrontément plagie.
Ils sont tous là et vous montrent les crocs
Tels des démons testant leur stratégie,
Voyez œuvrer tous les nouveaux escrocs.Indifférents à la peine encourue,
Aux lourds dangers, aux mille adversités,
Ils font au net une longue verrue
Par leurs dégâts hardiment apprêtés.
Pas de décrets, pas besoin d’arrêtés.
À nous l’argent à la douce effigie
Avec les mots de la démagogie.
Sans erreurs, sans fautes, sans accrocs,
Dans leur candeur faussement assagie,
Voyez œuvrer tous les nouveaux escrocs.Les jolis mots, la fortune accourue,
L’écrit parfait, leurs discours affrétés,
Sont entraînés par l’étrange charrue
De ces truands aux beaux airs frelatés
Vous engluant dans leurs duplicités.
Fausse monnaie et folle gabegie
Sont à l’ouvrage et l’on se réfugie
Dans la douleur et les cris sépulcraux.
Les vieux billets clament leur nostalgie,
Voyez œuvrer tous les nouveaux escrocs.Princes, souvent tout en démagogie
Et que l’argent souvent privilégie,
Méditez donc cette douce élégie
Des imposteurs chantant dans les micros
Avec leurs voix comme une liturgie,
Des mots trompeurs dans leur vile magie,
Voyez œuvrer tous les nouveaux escrocs.
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