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Poème partagé par Peyrepertuse – création poétique en ligne
La brebis couve son enfant
Petit animal bien trop tendre
Et, de son corps si réchauffant,
Elle le nourrit sans attendre.
Plus tard il devra bien apprendre
À se battre loin du berceau,
Pour l’instant laissez-vous surprendre
Quand bêle le petit agneau.Au-dehors le vent décoiffant
Siffle fort et se fait entendre
Mais, certains jours, l’air étouffant
Brûle tout sans jamais attendre.
Le mistral peut bien tout pourfendre,
Admirez le joli tableau,
Dans ce bonheur à s’y méprendre
Quand bêle le petit agneau.Un jour un être piaffant
Voudra peut-être tout comprendre
Et gambader l’air triomphant
Sans savoir ce qui peut surprendre.
Un jour quelqu’un voudra le vendre
Et l’emporter dans un réseau
Pour une chair qu’on voudrait prendre
Quand bêle le petit agneau.Princes, toujours prêts à pourfendre
La bête pour un bon morceau,
Écoutez plutôt l’air si tendre
Quand bêle le petit agneau.
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