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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
On croirait entendre les loups hurler
Mais c’est le vent qui entre et sort à l’entrée du port
Le soleil se noie
C’est le crépuscule
Les câbles craquent et les navires s’endorment
Le ciel miroite entre soleil et gris
Immense flaque de mer ou son reflet se brouille
On entend une musique
Chante un marin de Belle Isle
Une chanson de son pays
Un refrain mélancolique
Un chien aboie au loin
Ou sont partis les matelots ?
Boire un bolet de cidre de trop
Ou à coup de gueule et de jurons faire l’amour ?
Dorment ils déjà usés par le labeur du jour ?
Les mouettes ouvrent grands leurs becs
Une chanson lugubre que la faim invente
Paradis , purgatoire , enfer
Des phares , des cornes de brume
Des SOS pour hommes en détresse
Le grand phare de Belle île
S’appelle Goulphar
Un mélange des trois à la fois
Deux cent quarante sept marches
Quelques euros à débourser
Pour accéder et dominer la mer
Mais il faut auparavant le faire l’ascension
Pour vivre les sensations que procure cette vue
Regarder le soleil se coucher sur la mer
Belle Isle serait l’Eden du voyageur
Le paradis se trouverait il sur terre ?
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