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Poème partagé par guepard – création poétique en ligne
La vielle femme Il a passé sa vie à étudier les sciences
Défiant le temps et la malchance
Parfois il n’avait rien à manger
Chez lui il était un étranger
Personne ne venait à sa rencontre
Personne ne voulait l’entendre
Il se posait cent questions
Pour savoir à juste raison
Les causes de sa naissance
Des conditions de sa repentance
Comme la machine à calculer
Qu’il la fasse avancer ou reculer
Sur l’écran s’affichait le nombre un
Il se creusait la tête du soir au matin
Sa conviction renforçait sa croyance
Dieu l’unique, dans sa magnificence
Lui remplit son cœur d’amour
Pour un aller simple sans retour
Pour semer la bonne parole
Il arpenta la terre de pôle en pôle
Les gens s’éclipsaient à son passage
Lui le saint aux heureux présages
Mais voila qu’un beau matin
Alors qu’il veillait au grain
Se dressa devant lui une vielle femme
Comme un pare feu sans flamme
Ignorante mais pleine de bon sens
Se suffisant de sa maigre pitance
Elle le fit tomber de son piédestal
Toisant son regard d’égal à égale
Lui le détenteur de la science infuse
Prit la fuite en quête d’un refuge
Son cri fit trembler la terre
Ses yeux lançaient des éclairs
La vielle femme en toute humilité
Prononça ces quelques vérités
Sachez que pour avoir raison
Il se posa cent questions
Sachez qu’il ne pu trouver sa route
Qu’en cultivant au moins cent doutesCharef
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