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Sujet
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Les danseurs forment un cercle de soupirs,
de voix étouffées par la nuit de chrome
ils sont vêtus de blanc comme des fantômes
soumis par la religion, des esclaves sonores.Je les regarde assis sur une chaise,
éloigné de la nuit où glissent leurs pas,
étranger venu d’un monde matérialiste
où l’on échange le fer avant la douleur.Le sol résiste et leurs voix s’insurgent
avec douceur, monotones et soumises,
leurs pieds frottent comme des lézards
étonnés par la nuit qui les aspire, infidèle.Me voici dans ce monde brésilien de tout
peu à l’aise, témoin du passé qui avance,
la transe des danseurs n’a pas eu lieu,
le sol résiste et ma voix s’insurge avec la nuit.
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