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Sujet
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Ce Convoi Programmé Pour Trimballer La Mort.
1 – L’armée des arbres de ces bois
Tous ligués par devers moi
Dans la nuit fascinée aux spectres dévoyés
Brouille mes éloquences
Stabilise mes errances.2 – De quelle enfance préconisant l’essor
Voulurent-ils de ma vie n’accepter que le tort
De n’être plus depuis qu’un humain sans facettes
Redressant à l’estime ses facultés sujettes
Plus que d’autres à l’envie
Plus encore à l’ennui.3 – Ces forêts traversières, ces étendues biaisées
Comme des âmes enfouies qui suggèrent la vie
Moi aussi j’aurais pu des oripeaux vêtus
M’y tordre à délectance,y vivre à suffisance.
Moi aussi j’aurais pu décréter vérité
Cette écume ressentie, superficialité.4 – Mais j’avais en mémoire comme un pressentiment
Avais-je ce savoir, ce presque sentiment
Que la vie qui viendra, celle qu’il faudra élire
Ne sera pas voilure mais difficile amure
Que la mort qui poindra, celle qu’il faudra maudire
Ne sera que gageure et même sans parjure.5 – M’y voilà torturé par tous ces vents mauvais
Ces arbres harassés, silhouettes efflanquées
Qui gémissent un appel en feignant d’être fidèles
Et déjà
Par delà
Tant de bois
Je me sais condamnable et comme déjà jugé
Par vos coeurs outrés de ce trop d’exigence,
Que vous feignez découvrir mais cette pauvre vengeance
N’est qu’une manoeuvre usée pour occire l’accusé.6 – Je déraille la rame de ma vie fourvoyée
Ce convoi programmé pour trimballer la mort,
Cette dernière station , je vous écris encore
Enfin sans illusion, ni vouloir ni paraître
Je me rends à la vie, je voudrais comparaitre
Sous l’ombre tutélée de mon arbre crucifié.
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