-
Sujet
-
Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Cassius avait effrayé la compagnie ,
Pendant des heures il parla de Titans
Féroces, détruisant la Campanie
Sous les assauts de leurs pas de géants.Octavius ne fut pas étonné de les voir repartir,
Rien ne pouvait les pousser à continuer le voyage,
Lui seul avait de la famille à Pompei ,
Ils avaient peur des sombres et effrayants nuages.Même son fidèle cheval s’enfuit devant le Vésuve,
Des fumées épaisses sortaient de la montagne,
Sa colère avait détruit toute la région avec son déluge
De pierres, de cendres, détruisant sa région de cocagne.La route disparaissait petit à petit, de larges crevasses
Eclataient la chaussée noircie par une cendre brune,
Les vignes autrefois nombreuses avaient disparu de la surface,
Autour de lui il ne voyait que d’immenses dunes.Les dunes avaient englouti les vignobles, les oliviers,
Ce n’était pas la neige de l’Hiver, mais une pluie de feu
Qui sur toute la région s’était atrocement abattue
Il continua de suivre la cote en priant les Dieux.Il resta interdit , pris d’une peur effrayante, gluante,
Sa ville avait disparu, plus de rues chantantes,
Plus de temples, plus amphithéâtre,
Plus de magnifiques statues de marbre.Des rochers encore fumants s’étaient abattues sur les maisons,
Ils ne voyaient plus les toits, n’entendaient plus les enfants,
Une cendre sombre comme Hadès avait recouvert les panthéons,
Hercule , Minerve, Isis étaient réduits à néant.Il repensa à ses jeunes années, aux jeux dans les rues ,
Au marché où il accompagnait ses parents,
A tous les commerçants aujourd’hui disparus ,
A la jeune Livia , à ses baisers merveilleux embrasements.Il ressentit brusquement la terre se secouer ,
Il s’enfuit de la ville engloutie sous la fureur du volcan,
Le long du retour il n’arrêta pas de pleurer ,
Tous l’évitaient, ses larmes s’écoulant….
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.