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Sujet
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Musique: Oberfeld. Paroles: Albert Willemetz (1933)
Oui c´est moi me voila je m´ramène
J´ai vu London j´ai vu Turin
L´Autriche-Hongrie
Mais de Vienne il fallait que j´revienne
Car je n´peux pas moi je vous l´dis
M´passer de Paris
Ce Paris qui pourtant vous chine tant et tantOn dit que j´aime les aigrettes
Les plumes et les toilettes
C´est vrai
On dit que j´ai la voix qui traîne
En chantant mes rengaines
C´est vrai
Lorsque ça monte trop haut moi je m´arrête
Et d´ailleurs on n´est pas ici à l´Opéra
On dit que j´ai l´nez en trompette
Mais j´serais pas Mistinguett
Si j´étais pas comme çaQue c´est bon quand on vient d´Amsterdam
Et qu´on a vu pendant des mois des tas d´pays
De retrouver le macadam de Paname
Ses autobus et son métro et ses taxis
Paris et ses boulevards avec tous ses bobards
On dit que j´ai de grandes quenottes
Que je n´ai que trois notes
C´est vrai
On dit que j´aime jouer les arpètes
Les marchandes de violettes
C´est vrai
Mais ne voulant pas chiper aux grandes coquettes
Leur dame aux camélias moi j´vends mes bégonias
On dit que j´ai de belles gambettes
Mais j´serais pas Mistinguett
Si j´étais pas comme çaOn dit quand je fais mes emplettes
Que j´paye pas c´que j´achète
C´est vrai
On dit partout et l´on répète
Que j´lâche pas mes pépettes
C´est vrai
Mais si elle faisait comme moi pour sa galette
Marianne n´aurait pas un budget aussi bas
Et si l´on mettait à la tête des finances Mistinguett
On en serait pas là!Mistinguett
Deux cent vingt sept mille entrées. – Voilà, au dernier décompte, le nombre de pages dédiées ou qui faisaient référence à Mistinguett sur le Web (août 2008). – Aussi bien dire que si l’on s’intéresse quelque peu à la chanson française de la première moitié du siècle dernier, on tombera invariablement sur cette « Reine du Music-Hall » qui sans avoir créé le genre des grandes revues, avec meneuse, danseurs et danseuses, l’a poussé jusque dans ses extrêmes limites au point où il est presque disparu avec elle.
Lorsqu’elle mourut en 1956, à 81 ans, elle fit la une de tous les journaux de Paris. – On chuchotait qu’elle avait (encore !) les plus belles jambes du monde… – Et Colette disait qu’elle n’était pas une artiste du Music-Hall mais une « propriété nationale ».
Pas mal pour une meneuse de revue qui n’avait pas de voix, savait à peine danser et dont le répertoire s’est toujours limité à une centaine de chansons [*].
[*] Ce qui est un peu faux car Martin Pénet – voir ci-dessous – en rapporte, dans son Mistinguett, la Reine du Music-Hall plus de deux cent vingt sauf qu’elles ne furent pas toutes retenues et si elle a fait plus de cent cinquante enregistrements, il y a eu plusieurs doubles. En bref, le tout pourrait se résumer en quelque vingt à trente chansons toujours en mémoire mais, dans le lot de grands classiques, du genre : « Mon homme », « C’est vrai », « Ça, c’est Paris », etc.)
[/url]Biographie complète et source des photos:
http://dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/fiches_bio/mistinguett/mistinguett.htmScience sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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