-
Sujet
-
Ô toi l’amant unique, si ton seul crime est de l’avoir trop aimé, accepte que dans ses yeux et son coeur, il y en ait un autre que toi.
A ceux qui m’ont dit l’amour est unique,
Fini l’être seul qui se meurt.
Je réponds qu’il prend toujours aux tripes,
Voici une lettre emplie de pleurs.C’est un mensonge de commercial aphone,
Rien qu’une éponge au verbal atome.Ce mot n’est qu’un rêve, une fenêtre sale,
Une broderie trouée que des vandales cousent
Pour des veaux crevant dans un râle.
Mais qu’est-ce qui bouge le cul des Andalouses ?Elles lavent messieurs, dames les carreaux
Collés de bave qu’échangent les animaux.Le verre sale a cela de vrai
Qu’il ne renvoie pas de reflet,
Celui qui alors nous dirait
« Si ta moitié existait… »C’est ça qu’elles nettoient je crois,
Le peu de foi qu’il y avait en moi.L’amour est le plus sale des mensonges.
Il est pour que restent propres et indemnes
Nos vies, nos envies, nos songes,
Puisque se remplacent les vitres que l’on sème.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.