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Dans un pays lointain

  • Ce sujet contient 4 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoSybilla, le 28-05-2020 19:44.
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    Plume de platine
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    Avatar photoELTEOR
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      Poème partagé par ELTEOR – création poétique en ligne

      Le gibet

      Dans un cachot profond, humide, obscur et étroit
      Aux murs suintants et couverts de salpêtre
      Un très vieux mage est enfermé par son maître
      Accusé à tort, d’avoir offensé le Roi.

      Enchaîné, affaibli, affamé, il se meurt
      Attendant son trépas, lisant un manuscrit
      L’enchanteur cherche un charme dans ces écrits
      Au fond de son trou, entend dehors les clameurs.

      Dans la cour du château, est dressé un gibet
      Croquants et vilains sont venus de la contrée
      Assister au spectacle offert aux illettrés
      Voir au bout de la corde, l’homme s’agiter.

      Le condamné sort, accompagné de gens d’armes
      La foule conspue, le hue, l’accable d’injures
      Le bourreau le prie d’avouer son parjure
      Il monte vers la potence, sous le vacarme.

      Et l’exécuteur, lui passe le nœud coulant
      Le devin récite la formule magique
      Trouvée dans son grimoire, instant maléfique
      Il disparaît d’un coup, devant tous les manants !

      Dans un pays lointain

      Dans un pays lointain, en des temps incertains
      Vivaient dans un hameau, de pauvres laboureurs
      Si démunis, qu’ils ne mangeaient pas à leur faim
      Grand malheur était leur vie, de cultivateurs.

      C’était lors d’un hiver sans fin et de grand froid
      Quand le sol est gelé, sous un soleil blafard
      Que les ventres sont creux, dans un grand désarroi
      Le père emporta ses enfants, plein de cafard.

      Par les bois, il emmena ses tendres rejetons
      Traversant prés et ruisseaux, chemins et layons
      Il les abandonna en forêt, pour rogaton
      Quelques restes de pain et un peu de bouillon.

      Affolés par le noir, apeurés par les cris
      Des bêtes sauvages, les petits miséreux
      Marchèrent, malgré la peur, de petits proscrits
      Seuls et perdus dans cet univers ténébreux.

      Au bout d’un sentier, ils virent la lueur
      L’espoir dans le cœur, la fin de leur malheur
      Tout allait finir, ils étaient tous en pleurs
      Mais joyeux de pouvoir rencontrer leur sauveur.

      Ils eurent du seigneur, le gîte et le couvert
      Un bon bain chaud, et en plus, de nouveaux effets
      Heureux pour eux, c’était un ogre, dans son calvaire
      Edenté, il ne buvait plus que du café !

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