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Sujet
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Dans un monde hors du temps et sans velléité
où l’ emploi de ses heures n’ est rien que volonté
je croise des fantômes languissamment glissant
de voitures en hôtels doucement s’enivrant.En manque de famille tutoyant tout sur terre
s’attachant aux broutilles un peu sécuritaires
et quand vous vouvoyez ces ombres passagères
le flou dans leurs pupilles montre qu’ on exagère.Leur viatique est une carte dont ils usent à crédit
plus rien n’a de vrai prix et sans fin ce débit
de valeurs illusoires chaque jour reconduites
d’habitudes refaites et sans joies explicites.Dans le hall déserté d’un aéroport chic
La scie rediffusée d’un biniou touristique
Climatise ses airs pendant que goulûment
Mes cartes ingérant, un terminal attend.Tous mes jours à venir sur cet écran sans tain
Que la machine compte comme des jours certains
Et ma fièvre rentrée, ma fatigue reléguée
Ignorées du futur par un code buggé.Je vois des mains bougées, des êtres déplacés
Plus pâles que reflets sur portes coulissées ;
ruminant des adieux ils croient devoir pleurer
Dans les aéroports ces ombres colorées.La masse déplacée avion apesanteur
Dans sa soute des êtres qui partent sans rien faire
Proférant quelques sons tout en comptant des heures
Puis tournent et tournent encore dans le vent dans les airs.Alors je vais tourner entre Rennes et Nemours
Avec les mêmes yeux ronds pour cet insignifié
La boucle enfin bouclée tout sera magnifié
Une ombre sourira, ce sera mon amour.
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