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Ravi de vous proposer,chers amis de mon Oasis,un nouveau poème de walid mimoun traduit de la langue Amazighe:
Depuis les profondeurs de la terre
Jusqu’à la hauteur du ciel
Je laisse libre cours à mon regard
Flottant dans mes rêves
A l’instar des hirondelles
En quête de la sérénité.
Mais la sérénité est échinée par le noir
En la couvrant dans un burnous sombreEn guettant les nuages
A travers les barreaux des nuits
J’aperçois un cheval blanc
Qui galope dans mon cœur.
Mon cœur est comme l’enclume de mes ancêtres
Où le feu ronge sans pitié le fer à cheval
Mon coeur est un champ de coquelicots …
Où une ribambelle de marmots
Jouent et sourient au soleil de demain…………………………………………………………………………………………………………………………………..
Mimoun El Walid est probablement l’artiste le plus accompli mais aussi le plus controversé que le Rif ait produit. Né en 1959 à Aït Sidel (un village près de Nador) au sein d’une famille de condition modeste, il a commencé à s’initier à la musique par l’apprentissage de la tamjja (flûte) et découvre alors la richesse du patrimoine musical local. Habité par ces sons familiers, il s’est mis, dès ses premières années au département de philosophie de l’université de Fès, à chanter dans sa langue maternelle, la cause des défavorisés, des opprimés et des marginaux.
En 1980, il sort son premier album Ajjaj (tonnerre) dont le succès est immédiat. Le gouvernement marocain, craignant sa popularité grandissante, interdit l’album qui se vend alors secrètement. Après avoir participé à une manifestation non autorisée, Mimoun El Walid est emprisonné puis expulsé de l’université.
Après une traversée du désert, Mimoun revient au devant de la scène en 1986 avec Ametluâ (le vagabond) et, dix années plus tard, avec Tayyut (la brume).
Contraint à quitter son sol natal, comme nombre de ses compatriotes, il s’installe en 1991 aux Pays-Bas. La nostalgie l’envahit de nouveau et revient au Maroc en 1994. Confronté à la réalité abrupt, il reprend le chemin de l’exil et s’établit en Belgique où il devient le chanteur-poète de sa communauté immigrée.
Mimoun El Walid est aussi poète et nouvelliste. En 1997, il a publié au Pays-Bas son premier recueil de nouvelles Tinfardjas : tinfas tiqudain.
Mohamed Alhassani, Said El Atiaoui, Mimoun Chilioui
Traduction de l’anglais: Karim Aguenanou et Afulay——————————————————————————–

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