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Sujet
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Sous les néons criards des enseignes éclatées
Près du perron blafard des duègnes adossées
Salivant rouges aux lèvres et rires concupiscents
Minaudant vers ma fièvre mon désir grandissant.C’est Carco qui m’appelle, c’est Mandiargues qui épelle
Comme on descend une marche la « Marge » grimaçante
C’est Breton qui démarche, c’est Elsa qui me hèle
Froidement de son aile, ma rage affleurante.Si je succombe ici à cette licite envie
Près des tombes tutélaires de mes maîtres de vie
Ce sont des mots à taire déjà tellement soumis
Que je sais bien qu’en terre ils seraient plus jolisLa démarche ondoyée de Nadja simulée
Ce corps à corps miroir auquel je feins de croire
Je n’en sens l’envolée, aucune destinée
C’est comme un étouffoir, un peu comme un mouroir.Elsa, Nadja, Houria et vous toutes mes reines
Par tous vos mots hantés et vous mes toutes belles
Après tant d’espérance en vos si belles peines
Ces douceurs décimées dans l’antre d’un bordel.
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