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Poème partagé par Jacou – création poétique en ligne
Épuisé, il a lui, chandelle qui chancelle
Sa Lune hallucine où la luciole illumine
Sa lueur est d’un puits, la noirceur y domine
Mais lancéolée faux, son étain étincelle (1)Quand tu t’éteins, l’ennui de vivre se décèle
Loin d’Elle, dont l’aile, par Qui hèle, se fiance
En l’appeau d’un Haut chant, proclamé, en confiance
La Madone est donnée, si l’homme la descelleEt statue d’incarnat, la statue dans l’essor
Qui, Ève, ange, l’élève et l’allège d’un sort
Priant, vêtue d’étole en sa stalle, une étoileQui la constelle en Nuit, d’où mon hymne à mourir (2)
Dans l’éclair qui la couche en mon Ciel, à dormir
Elle me touche, Belle et debout, sur la Toile**
***
**Notes :
(1) : « Cette faucille d’or dans le champs des étoiles », après les vers « (…) quel moissonneur de l’éternel été /(…) avait négligemment jeté… »), me touche particulièrement ce vers final de « Booz endormi » de Victor Hugo où Ruth insomniaque songe à son Booz épuisé par son travail du jour dans cette nuit désolée sans lui…
(2) Les « « Hymnes » nocturnes des poètes, mystique espagnol Saint-Jean de la Croix, et du romantique allemand Novalis, me touchent intensément, j’ai une dévotion à la nuit, pour la Lune, le jour me point (« Point du jour »*est un titre du poète surréaliste André Breton, mon favori à nouveau et désormais, lié que je suis spécialement à son roman « Nadja »).
L?aube a beaut?s des bois, d?tonne en aub?pines
Murmure amour ? ces murets ombrant des m?res
Cent soleils piquetant des instants les ?pines
De la rose ? l?abeille aux rayons des couluresEt tonne en souvenirs portant effets de moires ...
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