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Encore du Ferré…

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoamademwa, le 16-05-2013 11:57.
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    Sujet
  • #2627934
    Plume de diamant
    ★★★★★★
    Avatar photoamademwa
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      • Réponses: 15866

      Paroles de(Tu ne dis jamais rien):

      Je vois le monde un peu comme on voit l’incroyable
      L’incroyable c’est ça c’est ce qu’on ne voit pas
      Des fleurs dans des crayons Debussy sur le sable
      A Saint-Aubin-sur-Mer que je ne connais pas
      Les filles dans du fer au fond de l’habitude
      Et des mineurs creusant dans leur ventre tout chaud
      Des soutiens-gorge aux chats des patrons dans le Sud
      A marner pour les ouvriers de chez Renault
      Moi je vis donc ailleurs dans la dimension quatre
      Avec la Bande dessinée chez mc 2
      Je suis Demain je suis le chêne et je suis l’âtre
      Viens chez moi mon amour viens chez moi y a du feu
      Je vole pour la peau sur l’aire des misères
      Je suis un vieux B’ing de l’an quatre-vingt-neuf
      Je pars la fleur aux dents pour la dernière guerre
      Ma machine à écrire a un complet tout neuf
      Je vois la stéréo dans l’oeil d’une petite
      Des pianos sur des ventres de fille à Paris
      Un chimpanzé glacé qui chante ma musique
      Avec moi doucement et toi tu n’as rien dit

      Tu ne dis jamais rien tu ne dis jamais rien
      Tu pleures quelquefois comme pleurent les bêtes
      Sans savoir le pourquoi et qui ne disent rien
      Comme toi, l’oeil ailleurs, à me faire la fête

      Dans ton ventre désert je vois des multitudes
      Je suis Demain C’est Toi mon demain de ma vie
      Je vois des fiancés perdus qui se dénudent
      Au velours de ta voix qui passe sur la nuit
      Je vois des odeurs tièdes sur des pavés de songe
      A Paris quand je suis allongé dans son lit
      A voir passer sur moi des filles et des éponges
      Qui sanglotent du suc de l’âge de folie
      Moi je vis donc ailleurs dans la dimension ixe
      Avec la bande dessinée chez un ami
      Je suis Jamais je suis Toujours et je suis l’Ixe
      De la formule de l’amour et de l’ennui
      Je vois des tramways bleus sur des rails d’enfants tristes
      Des paravents chinois devant le vent du nord
      Des objets sans objet des fenêtres d’artistes
      D’où sortent le soleil le génie et la mort
      Attends, je vois tout près une étoile orpheline
      Qui vient dans ta maison pour te parler de moi
      Je la connais depuis longtemps c’est ma voisine
      Mais sa lumière est illusoire comme moi

      Et tu ne me dis rien tu ne dis jamais rien
      Mais tu luis dans mon coeur comme luit cette étoile
      Avec ses feux perdus dans des lointains chemins
      Tu ne dis jamais rien comme font les étoiles..

      Pr?tendre salir l'autre,ne nous nettoie point de nos salet?s!!

      Driss

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