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Sujet
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Extrait de: Une vie, ma vie…. Toujours à la boutique…
Navarro en jupon
Au voleur
Les midis en semaine dans ma boutique, je restais ouvert pour que les collégiens puissent venir se fournir en composants.
Un midi donc, deux jeunes entrèrent. Pendant que l’un d’eux me posait des questions sur un soi-disant montage à faire en kit, je ne pus voir le deuxième hors de mon champ visuel. Nous étions à cette époque encore en bas, habitant derrière la boutique. Ma femme, dans la salle à manger, silencieuse, observait machinalement les deux clients. Je terminai mes explications à mon interlocuteur et les jeunes s’apprêtaient à me quitter, lorsque ma femme fit irruption dans la boutique et d’un pas décidé se dirigea vers un des collégiens, celui-là justement que je ne voyais pas pendant que je servais son camarade.
D’un geste brusque, elle lui ouvrit son vêtement et en extirpa un objet qu’il avait eu tout le temps de dérober pendant que je discutais avec son collègue.
Il s’agissait d’un transformateur basse tension pour, me raconta-il, plus tard, alimenter un circuit de télécommande.
Ma femme, discrète avait tout vu grâce à une glace murale dans la pièce à côté. Plus surpris que fâché, je renvoyai les deux individus avec une simple engueulade. Ils furent trop contents de s’en tirer à si bon compte.
L’histoire se serait bien arrêtée là mais, quelques jours plus tard, le surveillant du collège de mes deux chapardeurs vint chez moi faire un achat,
Je lui fis part de mon infortune. Lui par contre ne voulut pas fermer les yeux car, me raconta t-il, des vols répétés avaient lieu au collège et il voulait bien faire cesser cela. Il me conseilla donc, sans porter plainte, de lui désigner les coupables. Devant mon incapacité à le renseigner sur les auteurs du vol, il me promit de revenir avec tout le fichier des individus susceptibles d’avoir commis le larcin. C’est ainsi que, plus tard, devant une centaine de fiches avec photos, j’essayai de reconnaître mes deux voyous. Après beaucoup d’hésitations, je lui montrai deux têtes. Il n’eut pas l’air étonné de mon choix.
J’appris plus tard que les deux élèves que j’avais désignés avaient été renvoyés du collège. ils n’en étaient pas à leur premier coup, sévissant dans pas mal de boutiques avec toujours le même procédé. Pendant que l’un d’eux intéressait le vendeur avec des questions banales, l’autre faisait main basse sur tout ce qui était à sa portée.
Le plus écœurant de l’histoire était que les deux voleurs venaient de familles aisées. Pour le premier, son père était un grand garagiste bien connu sur Orléans, tandis que le second, était fils de magistratMomo, ex b?b? Cadum, ancien beau gosse Maurice pour ses ?crits d'ancien marin de commerce D?clar? maladie de Charcot fin 2019, en fin de compte ce n'est qu'une neuropathie s?v?re &?volutive des membres inf?rieurs
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