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Sujet
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Des astres d’or
Font naître d’étranges fantômes
Qui avancent à pas feutrés
Prendre le citoyen qui dort
Pour l’emporter dans un royaume
Où plus rien n’est chronométréDans la cité
Où nul est le vacarme diurne
Sans même le vol d’une mouche
Tandis que dans l’opacité
De nombreux crissements nocturnes
Frappent l’oreille et l’effarouchentDans la forêt
Survolant les rampants insectes
Serrés en grappes des oiseaux
Se manifestent sans arrêt
Donnant à la ronde en direct
Et sonate et intermezzoAu fil de l’eau
Voisins des poissons qui pullulent
Dans les étangs des batraciens
Font entendre leurs trémolos
Tandis que le hibou hulule
En équivoque musicienAu clair de lune
Tous les accents de la nature
Ouvrent de fantastiques songes
L’esprit plane et le coeur falune
Sur des coquilliers d’aventure
Où s’éliminent les mensongesDans la tempête
Des vents cinglants au timbre amer
À l’aveuglette vous mitraillent
Leurs voix sinistres se répètent
Et les bateaux perdus en mer
Ne sont que des fétus de pailleMille corbeaux
Entonnent leurs notes lugubres
Alimentant des chants funèbres
Sur des feux follets aux tombeaux
De mauvais esprits élucubrent
Tout grimaçants dans les ténèbresDes astres d’or
Tissent des fameux paysages
Qui se visitent par paliers
Formant comme des corridors
Où l’on voit passer des visages
Qui ont des yeux émerveillés..
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