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Sujet
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Flanches pas (Tranches de vie)
Je n’en peux plus de t’ savoir triste
Depuis qu’ ton mec a calanché
T’es partie sur une mauvaise piste
Et tu t’arrêtes plus de chialer.
Y a plus qu’ de la pluie dans tes yeux
Ca fait couler ton maquillage
T’as le cerveau tout cotonneux
T’es d’venue une poupée sans age.
T’avais trouvé l’ bon numéro
T’avais l’ bonheur à portée de main
Malgré l’décès de ton loupiot
Tu f’sais des projets pour demain.
Y t’a fait une mauvaise blague
En t’ laissant toute seule au Pontet
Et sur ton coeur y a un grand tag
C’est écrit je t’aime à jamais.
Tu n’ comprends pas, tu t’ sens coupable
Tu dis qu’ tu n’as rien vu venir
Tu crois qu’ t’as pas été capable,
Que t’ as pas su le retenir.
Les derniers mois il buvait trop
Fumait beaucoup, dev’nait violent
Faut dire qu’il avait plus d’boulot
Ça d’vait l’ miner énormément.
Y t’ touchait plus ou presque pas
T’avais l’ moral en abat-jour
Tu f’sais toujours le premier pas
Pour qu’il te fasse enfin l’amour.
Pourtant c’est sur, il t’adorait
Il était aux p’tits soins pour toi
Oui mais l’alcool ça rend mauvais
Et des fois y s’ contrôlait pas.
Tu m’as dit qu’ t’étais soulagée
Lorsque malgré tous leurs efforts
Les pompiers l’ont pas ranimé
Et qu’ils t’ont annoncé sa mort.
Depuis ça t’ ronge et tu t’en veux
D’avoir pensé un’ chose pareille
Tu ne dors plus tu t’ fais des ch’veux
Et dans ta vie y a plus d’soleil.
Faut t’ressaisir, c’est pas ta faute
Tu sortais juste d’un cauchemard
Restes pas sur une mauvaise note
Ça sert à rien d’avoir l’cafard.
Dis toi que t’as fait un mauvais rêve
Tu viens juste de te réveiller
Restes pas tout’ seule sur la grève
Tout le monde sait que tu l’aimais.
Il te reste encore deux enfants
Qui comptent sur toi et qui t’adorent
La vie continue maintenant
Je sais qu’c’est dur mais fait l’effort.
Heureus’ment y a tes deux copines
Eve et Florence pour t’aider
Même si tu crois que t’es en ruine
Elles feront tout pour te relever.
Regardes un peu autour de toi
Tu verras qu’y a plein d’ gens qui t’aiment
Te prends pas pour un ver à soie
Sors d’ ton cocon faut qu’ tu t’ démènes.
Et puis j’ suis là, je pense à toi
Tu m’ forces à t’écrire des poèmes
Et même si je ne le crie pas
Tu sais que moi aussi je t’aime.Il ne faut jamais remettre ? deux mains ce que l'on peut faire avec une seule (Pierre Dac)
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