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Sujet
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Grand-messe païenne chantée par ses fidèles,
Jeu du peuple, récréation universelle,
Le football a l’aura d’un culte démentiel,
D’une cérémonie aux parfums passionnels.Certes, les tribunes, parfois, suintent de haine
Et d’odieux pugilats se font les tristes scènes.
Mais la plupart du temps, le stade n’est témoin
Que de gens qui chantent et frappent dans leurs mains.Bien sûr, la pelouse, quelquefois, s’imprègne
De la bassesse d’une poignée de teignes.
Pour autant, bien souvent, le duel reste sain,
Et l’affrontement s’opère sans assassins.Evidemment, on sait qu’il en est, par moment,
Qui trichent, se dopent, s’abiment bêtement.
Néanmoins, la plupart y puisent la constance
D’un corps qui s’épure à mesure qu’il se dépense.C’est entendu, des fois, de fichus financiers
Se font plaie du fair-play, complets-vestons viciés,
Mais généralement, c’est les poches percées
Que les associations voient les saisons passerLa magie de ce sport uni sous sa bannière
Des bambins de tous bords, de tous coins de la sphère ;
Il rend aux adultes l’étincelle bénie,
La flamme enfantine d’une ivresse infinie …
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