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Poème partagé par ZAGHBENIFE – création poétique en ligne
Son visage palissait
Accroupi dans son coin
La source du poète se tarissait
Les yeux hagards, il regardait au loin
Tous les mots qu’il murissait
Sont devenus vains
Il est devenu comme le supplicié
Qui fixait le bourreau serrant les joints
Son mal nul le sait
Ni ses amis, ni ses voisins
Tout ce qu’il caressait
S’est estompé mine de rien
Et sa volonté qui faiblissait
Il réagissait de moins en moinsLa seule chose qui l’apaise
Et le mettait à l’aise
C’est de voir ses petits-enfants l’entourer
Voir dans le monde toutes ces fournaises
Et les ânes qui s’attachaient aux foutaises
En son coeur il souffrait et endurait
Mais les fous dans leurs folies se plaisent
Ils profitent de la raison niaise.
De certains fourvoyésÊtre avec son grand père
C’est toute la joie du petit enfant
Marcher cote à cote tous fiers
Regarder par-ci par-là tous les deux souriant
Pour le petit c’est toute la lumière
D’entendre son vieux répondre aux questions
Le vieux cela compensait son inquiétude
De vivre ce moment de joie
C’était pour lui la plénitude
Cela renforçait sa foi
Il accepte tout ce qui est rude
Dans l’espoir d’être toujours sur la voie

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