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Sujet
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aussi HAWAI
« J’étais, et je l’ai entendu dire, un joli petit caniche beige et blanc
Mon pelage était beau, et entretenu par mes maîtres aimants
Comment suis-je arrivé chez eux ? Je vais essayer de vous le raconter :
J’étais une toute petite boule, lorsque je me suis senti alors transporté
Ma maîtresse, me l’a raconté, peut-être, qu’elle s’en souvient :
J’étais un tout petit chiot et je tenais dans ses deux mains
C’était une journée où elle faisait de la peinture à tour de bras
Alors, elle m’a accueilli super bien et je me suis retrouvée dans ses bras
J’étais face à un pinceau, mais dans ses bras j’étais bien… recroquevillé !
Je n’ai pas eu peur de tomber, j’étais là, satisfait et tout à fait comblé
Ensuite, j’ai été présenté à toute la famille et à tous les amis
Et grâce à cette grande famille, mon prénom HAWAI en est sorti
« Hawaï », j’ai trouvé ça mignon, et m’ayant plu, je m’y suis très vite habitué
Je me trouvais trognon et bien sûr j’étais fier lorsque l’on m’admirait
Il y a de mes congénères qui étaient mal soignés, et minables
Mais moi, on m’a dit que j’étais, propre soigné et très adorable
L’on disait de moi, que j’étais beau et même très intelligent
Alors, je dressais mes oreilles et je regardais d’un œil perçant
J’apprenais, j’écoutais et je voyais tout ce qu’il y avait à entendre et à voir
J’étais malin, je montais l’escalier et de là-haut j’en faisais mon perchoir
J’ai aussi eu des moments heureux passés avec ma Mémé Touret de Linas
J’allais chez elle, elle ne voulait pas que je saute sur son lit, elle était classe
Je grimpais et elle m’ouvrait sa porte, après quelques caresses, j’avais mon coin
Tandis qu’elle regardait sa télé, moi, je restais là, à attendre mes maîtres en vain
Or, un jour de Janvier, Mémé Touret de Linas a disparu
Plus de maison, plus de coin, je me sentais seul, à la rue
Je l’ai longtemps cherchée, même à Argelès, mais là non plus, elle n’y était plus
Elle était bel et bien partie, et là, j’ai réalisé que je ne la reverrai sans doute plus
Et puis, je me suis attaché à un petit garçon du nom de Charles, que j’ai beaucoup aimé
Nous avons partagé tous les jeux aux quels je pouvais le suivre : course, ballon au pied..
Il y a aussi une amie, dévouée, chez qui j’allais ardemment
Chez Denise qui m’aimait bien et m’accueillait gentiment
Avec mon maître, on sortait se promener et j’allais jusqu’à son portail
Je le reniflai et espérai qu’elle sortirait pour venir caresser mon poitrail
Tous mes maîtres, petits et grands, m’ont choyé et aimé, et je suis parti sans sourire
Car j’ai eu une grave maladie et mon cœur ralentissait chaque jour jusqu’à s’arrêter
Mais je ne regrette rien, mes jours ont été heureux et j’ai été beaucoup apprécié et aimé
Aussi, lorsqu’ils me remplaceront, l’heureuse élue ou l’heureux élu, devra à eux s’attacher
De mon petit nuage, là-haut, je la ou le surveillerai, parce qu’à moi, vous me manquerez
Adieu, mes chers maîtres, petits et grands, adieu mes amis, un jour je vous y retrouverai
Je suis, aujourd’hui, rentré dans la vie éternelle, dans un univers de plénitude et joyeux
Sachez, que je ne fus plus en sécurité que dans vos bras qui m’ont rendu heureux ! »
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